Broche pendentif de Georges Deraisme
Pierre-Georges Deraisme est un artiste parisien, né à l'apogée de l'Empire de Napoléon III en 1859 . Il a suivi l'enseignement d'Eugène Michaut, le célèbre maître orfèvre et graveur. Dès 1889, lors de l'Exposition Universelle, de nouvelles tendances stylistiques apparaissent et inspirent l'artiste à adopter l'iconographie du mouvement Art Nouveau. En parallèle, il intègre l'atelier de René Lalique et devient son maître Ciseleur.
Il travaille avec Lalique jusqu'en 1908-1909 puis s installe, il employait une vingtaine d ouvriers simplement pour répondre aux commandes de Lalique Il va utiliser des formes plus abstraites une fois a son compte.Georges Deraisme avait 17 ans lorsque Georges Clairin peignit ce magnifique portrait de Sarah Bernhardt et nul doute que comme toute sa génération, il suivit et fut influencé par la personnalité de cette grande artiste .
Je n'ai pas trouvé de photographies de Georges Deraisme, juste ce portrait revendu par la maison Gros et Delettrez, datant de 1901. Plaque commémorative en bronze gravée "A Monsieur Georges DERAISME ciseleur/1901". Indistinctement signée en bas à droite.31 x 23 cm. Georges Deraisme a alors 42 ans Il est né le 24 mai 1859.
Nombreux sont ceux qui à l instar du Dictionnaire international du Bijou, l'ont écrit né en 1865.
Henri Vever l'a décrit comme "un virtuose du ciselet"
Evelyne Possémé conservatrice en chef du Musée des Arts décoratifs de Paris le cite comme "Le ciseleur attitré de René Lalique" et son nom figure très souvent en bas des documents officiels de dépots de modèle de Lalique , ce qui suppose qu il y avait une étroite collaboration et une grande confiance entre les deux hommes, ce qui m'a poussé a rechercher qui il était.
Peu de bijoux et d'oeuvres d'art de lui, existent sur le marché. Marie Chabrol a écrit: "voila une signature extrêmement rare en ventes aux enchères. Connu quasi uniquement des collectionneurs et des marchands spécialisés, il est connu pour avoir été en quelque sorte le bras droit de René Lalique à partir de 1890. Excellent ciseleur et dessinateur, il est à l’origine de nombreuses pièces de la maison. A partir de 1908, il fonde sa propre boutique au 7 rue royale (Paris) avec l’aide de Georges Uldry. Il va alors developer des créations très graphiques, presque Art Deco, alors que nous sommes en pleine période Art Nouveau. Précurseur, voila qui le décrit parfaitement."
15, quai de Valmy
11, rue Croix-des-Petits-Champs, Paris 1er (à partir de 1907)
7, rue Royale (ancienne succursale de Froment-Meurice) en 1908
En revanche Deraisme a légué au Musée du Petit Palais à Paris des centaines de dessins, de maquettes, de photographies.
Comme par exemple ci-dessus où je pense que Deraisme avait photographié un dessin de lui, je me suis permis de l'inverser pour mieux appréhender son travail, il est évident que peu des dessins fournis à Lalique avaient été gardés par devers lui
En 1888 dans le "Journal des Artistes" Georges Deraisme obtient la deuxième mention à la "ciselure sur métaux" d'après le journal des artistes, il a 29 ans
Ce Dessin conservé au Musée du petit palais à Paris date de 1890
Cette maquette date de 1895
Georges Deraisme dessine un modèle de ciselure très Louis XVI
Coté face de ce pendentif avec goutte Péridot , c'est vraiment la manière de Deraisme de traiter l'or , l' ivoire sculpté.
Le Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris, date cette maquette en 1897
Ce Putto a été dessiné avec crayon graphite, Encre, Papier vélin, et daté de 1897
Dessin au crayon graphite, encre, gouache, sur papier vélin daté de 1897 environ
J ai inversé le dessin suivant pour mieux appréhender la ligne de ces pendants d'oreille
Photographie de son dessin par Georges Deraisme
Cette pièce de Lalique me fait penser que c'est Deraisme qui a dû la ciseler
Entre 1898 et 1900 cette photographie (ci dessous) fait partie des collections du Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris dans le don très important fait par Mr et Mme L'Ebraly, Martin.
Or j ai retrouvé dans mes archives personnelles dans un catalogue, ce bijou de Lalique, un devant de corsage , broche en en forme de I couché ou se tient un paon, vu de profil, debout sur une patte , les plumes de la queue sont réparties librement vers l'avant et l'arrière et composent le reste du décor, or ciselé, émaillé, cabochons d'opales montés en sertissure, brillants Hauteur 9cm5 Longueur 19 cm (bijou important) 157 grs date vers 1898-1899 acheté directement à l artiste en 1900 , collection Fondation Calouste Gulbenkian Lisbonne.
Voici la couverture de ce catalogue de l exposition importante qui eut lieu en 1965 à Bruxelles par les "AMIS DU PORTUGAL" et le ministère belge des affaires culturelle, le MAD y participait.
En voici une photographie plus nette
Poètes de la parure parisienne
Autour de 1900, les plus grands joailliers de Paris ont pignon sur rue à la place Vendôme et sur la rue de la Paix. Ainsi, René Lalique s’installe au no 24 de la place en 1905, alors que
quelques années auparavant, Louis Cartier avait ouvert sa boutique au n° 13 de la rue de la Paix. Chez ces joailliers, des dessinateurs de talent contribuent à leur célébrité. Georges
Deraisme chez Lalique dessine d’abord des bijoux dans la veine historisante avec chimères, dragons, angelots, putti, etc.
Puis apparaissent les courbes de l’Art nouveau et ses motifs naturalistes. Son maître, René Lalique, s’impose en brisant la hiérarchie gemmologique et en associant divers procédés
techniques. Chez Cartier, Charles Jacqueau s’en tient d’abord lui aussi aux styles historisants, puisant son inspiration dans les recueils anciens. Il fait également des épingles à chapeau un véritable « laboratoire d’idées », concevant des architectures audacieuses, des combinaisons colorées étonnantes, des associations et des tailles nouvelles. Peu avant la Grande Guerre, faisant preuve encore davantage d’invention, il s’inspire des civilisations d’Orient et du Moyen-Orient.
Musée national des beaux-arts du Québec. exposition de 2007 à 2008
En 1900 nos joailliers voulurent introduire dans les bijoux, de l ivoire, de la corne, ..... des matériaux réservés jusqu'ici aux articles de fabrication courante.
La valeur matérielle devait être négligée au profit de la couleur et du symbolismes, mais la loi du 19 brumaire an VI pour la protection du titre interdisait tout mélange. La Chambre syndicale eut beaucoup de mal a en obtenir l adoucissement selon lequel on pouvait employer simultanément des métaux précieux et communs.
Le titre réel pour l'exportation pouvait être indiqué en chiffre et la faculté de livrer tous objet a l exportation sans marque d'aucune sorte.
1899 Broche Dragon
1900 environ , dessin de bijou qui n'est pas sans rappeler plusieurs objets dôme en cristal ou en verre de Lalique telle cette lampe Berger signée Lalique ci-dessous
1900 env Vase cylindrique de Georges Deraisme à base aplatie. Épreuve en bronze à patine dorée, fonte d'édition ancienne sans marque ni cachet de fondeur. Décor de coléoptère sur fond de sureau ornementé de pierres de couleurs. Signé. Haut. 16,5 cm il fut revendu par Robert Zehil à Monaco
Dessin très art nouveau de Georges Deraisme vers 1900
C'est une photographie faite par Deraisme d' un de ses dessins
D'apres les indications du Musée du Petit Palais à Paris cette sculpture-maquette de Deraisme daterait de 1900 elle s'intitule "bague femme et masque"
Le 1-01-1900 dans la revue "La Mode et le Bijou" les conseils aux jeune de G.Deraisme" L'avenir est à ceux qui travaillent"
Revendu par Sotheby's qui date ce bijou années 1900, certainement postérieur à 1908: Le pendentif Art Nouveau à motif feuillagé ajouré décoré d'émail vert et brun, encadrant deux panneaux d'ivoire sculpté, représentant des trophées de musique et un camée d'une muse debout, agrémenté de diamants taille circulaire et simple, suspendant une goutte de péridot, chaîne à maillons bâton en émail, longueur environ 445mm, signée Deraisme sur ivoire.
L'émail dans ses bijoux, occupe une place privilégiée, l'émail s'irise de lumière au gré de l artiste et s'applique sans nuire à la ciselure ni au modelé du support. Ce fut une tendance importante de l'art nouveau et je citerai Lucien Gaillard
https://www.richardjeanjacques.com/2012/02/lucien-gaillard-joaillier-verrier.html
Rare barrette de forme oblongue. Elle est ornée de trois perles sur un décor repercé de volutes et de feuillages émaillés en résille, émail vert brun et noir . L’ensemble est rehaussé de diamants taille brillant en sertissure. Travail signé DERAISME et monogrammé.
Poids brut : 12,6 gr Dimensions : 8,7 x 1,5 cm
Catalogue de la Société des artistes du 01-01-1910 et des oeuvres de Georges Deraisme exposées , vous remarquerez l'adresse de Deraisme au 7 rue Royale et Henri Desforges qui est dit "Demeurant" au 7 rue Royale Chez Uldry et Deraisme
1915 dans "l humanité" j ai choisi cet article, mais toute la presse s'en était fait l'Echo
1905: Dessin: Crayon graphite, Encre, Gouache, Papier vélin conservé au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris
Dessin vers 1905
Il a aussi travaillé pour Achille Dorville qui à partir de 1904 s’installe au 22 rue Caumartin, près du théâtre de l’Athénée où il propose bijouterie et joaillerie.
Associé avec Uldry “ULDRY ET DERAISME”, Editeurs, 7 rue Royale, Paris.
Il a travaillé pour Coty (d’abord via Lalique puis après la guerre de 14-18) puis directement pour Roger & Gallet, Lubin situé à côté au 11, rue Royale (Eau de Lubin, vers 1914).
Vers 1905
1905 maquette de maillon floral et tête
Très joli peigne Fleurs et fruits de 1905
1905 Pendentif Sauterelles
Cendrier sur Art Net
1910 dans Art et Décoration ce même cendrier
1905 Dessin d'un scarabé égyptien
1908 Deraisme s 'associe avec Uldry et s'installe au 7 rue Royale
La Maison Tajan situe cette broche à l'époque Art Nouveau, je l'inscris en 1908 mais elle doit dater plutot des années 1912-1913
Poids brut : 12,6 gr Dimensions : 8,7 x 1,5 cm
1908 Dans le journal Comoedia, article ci-dessous
J ai mis la page entière pour ce dessin de la mode à cette date
Article du bas de page
1909 dans Art et Décoration Bijou de Deraisme
1909 dans le journal La France
1909 dans art et décoration
M. Deraisme des bijoux assez intéressants. Les pendentifs demanderaient cependant un peu plus de style dans leur composition. Par contre, une petite bonbonnière est charmante, dont le couvercle s'orne d'une très agréable ornementation exécutée dans une harmonie précieuse et délicate. A côté, les vases qu'expose le même artiste ont des ornementations certainement un peu lourdes.
1909 Petite boite de Deraisme dans le journal Art et Décoration
Georges-Pierre DERAISME
Deux éléphants en marche en bronze reposant sur des socles en marbre. H. 6 cm et 5 cm (sans le socle) revendus par Gros et Delettrez.
En 1910
En 1910 Georges Deraisme exposa une vitrine de bijoux et d'objets d'art en Ivoire Bronze et Argent les éditeurs sont Uldry et Deraisme au 7 rue Royale à Paris
Catalogue de la Société des artistes du 01-01-1910 et des oeuvres de Georges Deraisme exposées , vous remarquerez l'adresse de Deraisme au 7 rue Royale et Henri Desforges qui est dit "Demeurant" au 7 rue Royale Chez Uldry et Deraisme
1910, ce très beau bijou indiqué comme représentant deux chimères, Pierre-Georges Deraisme. (1859-1932). Rare broche barrette en or émaillé, ajouré et découpé.. Vers 1910. Photo Delorme & Collin du Bocage
Bijou or, perles, roses diamants, diamants et émaux revendu par Gros et Delletrez
Broche Citrine Pierre-Georges Deraisme ART NOUVEAU CITRINE, ENAMEL AND DIAMOND BROOCH, PIERRE-GEORGES DERAISME , vers 1910
Support : citrine, enamel, diamond Taille : 11,8 cm. (4.6 in.)
1910 revendue par la maison Dekker Antiquaire
Art Nouveau Devant de corsage in platinum and 18K matted gold set with citrine, diamond and yellow enamel, in original box signed ULDRY & DERAISME 7 Rue Royale Paris. The back high quality ciselating Size: 12 x 2,5 cm Weight: 12 x 2,5 cm
Pierre - Georges DERAISME (1865-1930) maitre ciseleur parisien.
Pierre - Georges DERAISME (1865-1930) maitre ciseleur parisien.
COLLIER ÉPOQUE ART NOUVEAU de Georges Deraisme de forme circulaire, retenant un décor de branches de mûrier. Il présente deux putti sur panneaux d'ivoire, dans un décor feuillagé (manque pierre centrale). Monture en or jaune 18K. Chaîne présentant des maillons torsadés. Signé Deraisme. Dimensions : 6.2 x 7.5 cm. Longueur chaîne : 48.5 cm. Poids brut : 43.08 gr. Bientot en vente chez Jean Pierre Osenat fontainebleau
1911 Dans la revue Les Arts Décoratifs:
M. Deraisme a une très jolie épingle : les ormes végétales se mêlant aux formes géométriques, le centre est une perle, d'où partent les entrelacs qui sont des tiges; ce réseau aboutit à son tour à une double circonférence le petites fleurs d'émail rose et bleu, légères comme l'ombelle de la carotte sauvage. Des trois broches qu'il expose, l'une est faite de cinq perles alignées comme les pois dans la cosse; à chaque extrémité, des fils végétaux se
recourbent. Dans une autre, la file des perles est enfermée entre deux petits papillons de profil, bleuissants, verdissants et diamantés. Les antennes qui s'allongent et se courbent, viennent au dessus de la broche se replier et s'appliquer, motif cher à M. Deraisme. Dans la troisième, pareillement compliquée d'antennes et de crochets, le centre est fait par une opale bleue, qui a la forme triangulaire des phalènes.
GEORGES DERAISME (1865-1932 Revendu par la galerie Zehil à Monaco
Agrafe de manteau en argent fondu et ciselé formée de trois éléments dont deux identiques de forme carrée à coins arrondis, décor de quatre papillons de nuit en argent, leur dos émaillé vert turquoise, au centre un cabochon turquoise matrix, le tout sur fond émaillé vert turquoise et un élément au centre formé de deux autres papillons se faisant face, séparés par un grand cabochon turquoise serti dans une monture rectangulaire d’où pendent trois tiges, celle du milieu plus longue, et au bout desquelles sont sertis des cabochons turquoise.
Poinçon d’importation ovale (cygne). Poinçon de fabricant non identifié. Longueur : 17 cm
Bibliographie
Une pièce identique est dans la collection du musée des Arts Décoratifs, inventaire n°18107, acquise à Georges Deraisme le 27 mars 1911. Exposition
Salon des artistes décorateurs, 1911.
1911 Broches de Deraisme dans la revue Art et Décoration
1911 salon des artistes décorateurs critique du journal Exelsior
M. Hirtz a une très bonne exposition ; ses vases, ses gobelets, ses esquisses dénotent un décorateur de race. Je retiendrai également les bijoux de M. Templier, de .M. Ch. Stern, de M. Rivaud (un technicien de premier ordre), de M. G. Deraisme.
Vous trouverez sur ce blog dans la colonne recherche des articles sur les personnes citées
Art et Décoration en 1912 nous offre sous la plume d'Emile Sedeym un passage intéressant sur Deraisme :
Comme ceux de M. Follot, les bijoux de M. Deraisme sont construits; comme eux, ils se caractérisent par une simplicité qui, sans être pauvre ni mesquine, les met cependant à l'abri des fluctuations de la mode; et ils ont, à un haut degré, cet attrait que prennent les choses simples, lorsqu'elles reflètent de la personnalité et du goût. Toutefois, je le répète, nous devons souhaiter, chez des artistes aussi bien doués, plus de résolution, plus d'invention. Jusqu'à présent, leur esprit créateur n'a guère cherché à sortir d'un cercle excessivement étroit. N'y a-t-il donc rien à créer en dehors du collier, du pendentif, des bagues, des peignes, des boucles? Le costume et la coiffure, si résolument renouvelés à plusieurs reprises depuis vingt ans, n 'ont-ils pas appelé à chacune de leurs évolutions des innovations correspondantes en fait d'ornements précieux?
En 1912 dans le journal Paris Midi
"Des pendeloques encore : '.celles de M. Paul Follot ; celles de Mme Louise Guastal la ; celles de M. Emile Mangeant, en métal martelé, enrichies de pierres et de nacre ; celles, enfin, de Mme Bedôt-Diotati, en argent, orné de pierre de lune et de tourmaline.
- Mais pourquoi persiste-bon à les appeler des « pendentifs » ? Je supplie une fois pour toutes les artistes décorateurs de ne pas employer ce mot stupide, imaginé voici peu par les magasins de nouveautés. Ils doivent à leur dignité de parler un peu mieux le français.
M. Georges Bastard expose des éventails somptueux, de délicieuses boîtes en nacre et corne ; M. Georges Deraisme, des miroirs, boites et bagues ; M. Raymond Templier, un réticule -et un diadème ; M. Charles Rivaud, un intéressant collier ; M. Georges Barbotaux, un cadre, des vases, divers objets en bronze et argent.
La vitrine de M. Paul Follot est tout entière bien curieuse, bijoux de forme très neuve, que conçut une imagination parfois extravagante, mais toujours originale. Leis boites et vases de M. Eugène Feuillàtre sont d'un travail charmant et infiniment varié. Je mentionnerai après cela le coupe-papier en bois incrusté de nacre, ivoire, cuivre et argent, de Mme Marguerite Pangon : les pièces d'orfèvrerie de M. Frank Schieldecker ; le collier en or et argent forgé et repoussé, et le crémier en argent repoussé de M. Henri Husson ; les objets en métal repoussé et ciselé de M. Théodore Chmetz . les envois de MM. Eugène Le,lièvre. Henri Miault, et de Mlle Marguerite de Félice"
En 1913, l Armée le propose pour la légion d'Honneur et il sera décoré à titre militaire
En étant dans la réserve, il est parti pour la guerre 14-18 comme chef de bataillon et pendant la guerre, c'est son associé, Georges Uldry qui tient la boutique de la rue Royale