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Ce beau et rare bracelet de Boucheron me pose beaucoup de questions, il est décrit par la maison Aguttes, selon Boucheron, comme étant de Néves et Dubois, mais quel Dubois ? puisque je ne trouve aucun renseignement sur Nèves.
Néves & Dubois, fabricants de bijoux à Paris, ont exercé vers 1863-1872.
Parmi les nombreux fabricants qui travaillaient pour les prestigieuses
maisons de joaillerie parisiennes au milieu du XIXᵉ siècle,
l’atelier Néves & Dubois demeure aujourd’hui
très peu documenté. Quelques bijoux conservant leur poinçon
permettent toutefois d’en restituer l’existence.
Le poinçon de maître fut insculpé le 11 mars 1863,
sous le numéro de garantie 7264. Il se présente
sous la forme d’un losange vertical portant les
initiales N. D., accompagnées d’un caducée
surmonté d’une étoile. L’atelier était installé 7,
cour des Fontaines à Paris, une cour d’ateliers proche du
quartier du Palais-Royal, alors l’un des centres les plus actifs de
la bijouterie parisienne.
Un autre poinçon de Neves & Dubois que m'a adressé l'ami Varujan de la maison Gorky, bien net, le caducée, l'étoile au-dessus et les lettres ND, sur un bijou de Froment Meurice.
L’un des associés, Louis-Henri Dubois,
bijoutier, se marie le 30 juillet 1864 à Paris (1er arrdt) avec Nelli Rau, née à
Londres. L’acte de mariage précise qu’il réside déjà cour
des Fontaines, ce qui correspond très probablement à
l’adresse de l’atelier. Sa mère Angélique Jeanne Audouard est présente à son mariage. Dubois appartient par alliance à une
famille liée au milieu des orfèvres, car plusieurs membres de la
famille Audouard – eux-mêmes orfèvres 172 rue
Saint-Honoré – étaient présents comme témoins. Voir l'acte de mariage en entier à la fin de l'article.
Ce qui explique que ce fils de menuisier, marchand de bois et de fer, de par ses fiançailles avec sa future femme, soit devenu bijoutier. Il a épousé Nelli Rau née Tower Hamlets de Londres. Ce qui correspond à une communauté
étrangère très présente dans la bijouterie parisienne.
Hypothèse: Dubois n'étant pas du métier, il s'associera avec Charles Nèves, bijoutier professionnel.
Les Audouard sont connus à cette époque comme bijoutiers-joailliers et membres fondateurs de la société du progrès de l'art industriel.
Pour essayer de comprendre la suite de l'histoire de Nèves et Dubois, il faut partir de ses oncles .
Le plus connu fut Philibert-Honoré Audouard ,il naquit le 28 fevrier 1818.
La mort subite et précoce, à l'apogée de sa célébrité, de François-Désiré Froment-Meurice en février 1855, quelques mois avant l'ouverture de l'Exposition Universelle de Paris, était une tragédie. Son indomptable veuve, Louise Mainguet, «résistante aux pressions», était résolue à poursuivre ses activités jusqu'à ce que son fils, alors adolescent, puisse reprendre les rênes en 1866. L'une des raisons pour lesquelles elle a réussi à le faire était la fidélité d'une équipe de bons artisans et associés réunis auparavant par son mari. Parmi ceux-ci se trouvaient cousins issus de germains, Louis et Philibert-Honoré Audouard, décrits par le jeune Emile Froment-Meurice comme «à la force de la certitude ... deux des plus anciens collaborateurs de son père». Selon les archives contemporaines, le successeur Louis (1814-1880) aurait souvent été responsable de la conception des œuvres alors que le travail de bijouterie était dirigé par Philibert Audouard
Je n'ai pu trouver a quelle date les frères Audouard commençèrent a travailler pour François Désiré Froment Meurice.
Il est difficile de dater leurs oeuvres pour Froment Meurice mais quelques exemples témoignent de la haute qualité de leurs travaux.

PHILIBERT-HONORÉ AUDOUARD POUR FRANÇOIS-DÉSIRÉ FROMENT-MEURICE - ANNÉES 1850 MAGNIFIQUE BROCHE BOUQUET DE ROSES
Elle porte au centre une grosse rose en ronde-bosse richement pavée de diamants taillés en brillant (taille ancienne). Les feuillages sont, eux, des pavés d'émeraude calibrés, les boutons de roses sont composés d'une pierre imitation sur un paillon de couleur rose. Le bouquet est réuni par un nœud de ruban, également rehaussé de diamants. Monture en argent et or jaune 18K. Poinçon de maître de Philibert-Désiré Audouard dans un écrin sabot signé Froment-Meurice.
On trouve également dans l'écrin, deux longues épingles en forme de bouquet de feuillages, articulées et rehaussées de diamants taille brillant et de perles fines. Monture en or rose 18K et argent.
Poids brut : 50,09 gr.Dimensions de la broche : 9,5 x 5,3 cm.Dimensions du motif des épingles : 4 x 2,1 cm.
La maison de ventes Tajan qui a revendu ces belles pièces a (fait rare) relevé le poinçon de maître et c'est Audouard, mais je pense que cela date plutot d'apres 1855.
On trouve également dans l'écrin, deux longues épingles en forme de bouquet de feuillages, articulées et rehaussées de diamants taille brillant et de perles fines. Monture en or rose 18K et argent. Poinçon d'un second maître orfèvre. Poids brut : 50,09 gr. Dimensions de la broche : 9,5 x 5,3 cm. Dimensions du motif des épingles : 4 x 2,1 cm.
Le poinçon de Philibert-Honoré Audouard
forme : losange vertical (poinçon de maître français après 1838)
lettres : P H A
date d’insculpation : 6 mai 1844 Biffé en 1856 remis en service en 1857
bureau : Garantie de Paris.
Les frères Audouard
1. Philibert-Honoré Audouard
Bijoutier parisien actif environ 1844–1856.
Poinçon de maître enregistré le 6 mai 1844.
Spécialiste du travail de bijouterie et du montage des pièces dans l’atelier Froment-Meurice.
Il signe certaines montures ou pièces exécutées pour la maison Froment-Meurice (bracelets, broches, etc.).
Exemples d’œuvres attribuées ou signées :
Broche « bouquet de roses » diamant et émeraudes (vers 1850).
Bracelet ruban ajouré or, grenats et demi-perles.
Ces pièces portent parfois le poinçon d’Audouard mais l’écrin Froment-Meurice, ce qui montre bien la structure de production de la maison.
2. Louis Audouard
Frère de Philibert-Honoré.
Né en 1814, mort en 1880 (d’après les sources liées à Froment-Meurice).
Dans l’atelier, il aurait été plutôt responsable de la conception et du dessin, tandis que Philibert dirigeait le travail de bijouterie.
L'excellente maison de vent HVMC de monaco a revendu ce bracelet et nous indique qu'il a été fabriqué par Audouard
BEAU BRACELET A TRANSFORMATION
en or jaune estampé et ciselé, centré d'un motif du "soir" détachable de trois médaillons à fond d'émail bleu appliqué de bouquets de fleurs d'argent serties de diamants de taille ancienne ou taillés en rose, articulés entre eux par des anneaux ciselés. Fermoir à glissière.
Vers 1850.
Poinçon de Maitre "AA" pour la Maison Audouard, associée de la Maison Froment-Meurice.
Dans un écrin à la forme portant au revers une étiquette endommagée de la Maison Froment-Meurice.
Diamètre : 6 cm environ.
Poids : 61,8 g (18k - 750/1000 et agt - 9925/1000).
Le motif central s'enlève pour laisser place à un motif de "jour" plus simple également émaillé dans une bordure ciselée présentant trois médaillons, chacun serti clos d'une opale.
Revendu par la maison Tajan, FRANÇOIS-DÉSIRÉ FROMENT-MEURICE - ANNÉES 1850
RARE BRACELET ANGELOTS FEUILLES DE LIERRE ET TULIPES
Il comporte au centre un très grand motif ovale en onyx incrusté d'initiales entrelacées en or jaune 18K. Il est entouré d'angelots retenant des petites perles fines. Entourage de feuilles de lierres émaillées vert et de tulipes sertie de rubis. Le bracelet lui-même est composé d'une frise de feuilles de lierre et de petites tulipes et quatre angelots aux grandes ailes.
Poids brut : 90,70 gr. Dimensions du motif central : 7,5 x 5,8 cm.Longueur totale du bracelet : 18,3 cm.
Largeur du bracelet : 2,9 cm.
BRACELETS MANCHETTES A PLAQUES MOBILES EN ARGENT ÉMAILLÉ ET ENFILÉES SUR UNE LANIÈRE DE CUIR par Louis et PhilibertAudouard ( 1858)
L'Impératrice était parée des diamants de la Couronne, et de grandes réceptions furent données pour fêter . les étrangers membres du Jury, ainsi que les principaux exposants de tous les pays. d'honneur à la suite de l'Exposition de 1878, où il était commissaire général pour son gouvernement: Citation de Henri Vever.
Henri Vever dans son Histoire de la bijouterie cite:
Voici l'un des extraits que nous envoie M. Froment-Meurice; on trouvera l'autre plus loin, à sa place chronologique : « Durant le cours de l'année 1854, alors que le soir, dégagé de l'agitation commerciale, groupait les siens autour de la lampe familiale, il (Francois-Désiré Froment-Meurice) prenait les bois légers sur lesquels s'ébauchaient dans la cire les délicates figures qui composent le petit ensemble de la Toilette de Vénus.» En même temps que sous ses doigts se modelaient ces fines statuettes exagérément longues, telles que l'orfèvre en avait puisé le goût dans l'atelier de Girodet, son esprit arrêtait tous les détails du petit tableau ; de la pointe de son pinceau, il fixait les tonalités des figures, des touffes de roseaux d'où elles émergent, des groupes de fruits et de fleurs qui décorent la partie inférieure du pendentif. Un autre soir, on choisissait les poires de perles qui terminent le bijou; on décidait que les deux frères Audouard, à la main si sûre, construiraient la charpente de bijouterie
Voici le pendant de cou "La Toilette de Vénus" de François Désiré Meurice, fabriqué par les Frères Audouard en 1854 .
C’est à la maison Froment-Meurice (
poinçon de maître Philibert Honoré Audouard) que l’on doit ce bracelet manchette (18,5 x 3 cm) en or jaune, composé de six maillons articulés, gravés de croisillons
avec rubis diamants roses, rangées de demies perles. Revendu par Art Valorem
Un miroir à main en argent doré, or émaillé et pierre dure, Louis et Philibert Audouard pour Froment-Meurice, Paris, vers 1856 argent, argent doré, émail, perles, héliotrope, verre, peluche Hauteur 29 cm, 11 1/2 po Revendu par Sotheby's ci dessous l'histoire étonnante de ce miroir
Aimable-Jean-Jacques Pélissier (1794-1864), né à Maromme près de Rouen, fit une brillante carrière militaire après ses études à La Flèche et à Saint-Cyr. Officier énergique et réputé pour sa fermeté parfois jugée brutale, il servit surtout en Algérie. Sa renommée culmina durant la guerre de Crimée : en 1855, il prit le commandement des troupes françaises et remporta la victoire décisive avec la prise de la tour de Malakoff à Sébastopol. Napoléon III le nomma alors maréchal de France et duc de Malakoff. En 1858, il devint ambassadeur de France à Londres et épousa une cousine de l’impératrice Eugénie. Il termina sa carrière comme gouverneur général d’Algérie jusqu’à sa mort en 1864. Sa personnalité resta discutée : certains le jugeaient brutal, tandis que d’autres louaient son esprit et son caractère apprécié.
La mort prématurée de l’orfèvre François-Désiré Froment-Meurice en 1855 survint peu avant l’Exposition universelle de Paris. Sa veuve, Louise Mainguet, maintint l’atelier jusqu’à ce que leur fils Émile puisse en prendre la direction en 1866, Le miroir évoqué, probablement réalisé durant cette période de transition, porte ainsi les marques des frères Audouard. Des miroirs similaires furent présentés par Froment-Meurice à l’Exposition universelle de 1851
c'est donc Henri Dubois qui s'installe dans les locaux de Audouard
Les Audouard, famille de bijoutiers installée 172 rue Saint-Honoré, apparaissent également 7 cour des Fontaines vers 1863. Cette cour d’ateliers, située près du Palais-Royal, était occupée par plusieurs fabricants travaillant pour les grandes maisons de joaillerie. C’est dans ces locaux que s’installe ensuite Louis-Henri Dubois, associé dans la maison Nèves & Dubois , ce qui confirme les liens familiaux entre les deux familles, car rappelons qu'il est par sa mère le neveu de Philibert Honoré Audouard
Le second associé, Charles Néves, reste pour
l’instant plus difficile à identifier dans les archives. La rareté
de ce patronyme en France laisse supposer une origine étrangère,
peut-être portugaise, plusieurs artisans venus de la péninsule
ibérique travaillant alors dans les ateliers de bijouterie
parisiens.
Quelques bijoux permettent cependant d’illustrer l’activité
de cet atelier. On connaît notamment un bracelet portant le
poinçon de Néves & Dubois et conservé dans un écrin de la
maison Boucheron, alors installée Galerie de Valois
au Palais-Royal. Ce bijou, caractéristique du goût du
Second Empire, associe perles
fines et camée central.
D’autres pièces attribuables à l’atelier comprennent
notamment un peigne en écaille et or orné de camées
antiques, ainsi qu’un collier composé de camées
montés en or. Ces bijoux illustrent le goût néoclassique
très en vogue dans les années 1860, inspiré par l’Antiquité et
les découvertes archéologiques.
Debut du texte recopié ci-dessous l'association entre Emile Froment Meurice et Louis Audouard et Philippe Audouard.
Cabinet
de M. A. DURANT-RADIGUET,
avocat, rue
Saint-Fiacre, 7.
Suivant acte sous signatures privées, fait quintuple à Paris, le
deux mai mil huit cent soixante-deux, enregistré,
M. Émile FROMENT-MEURICE, négociant, demeurant
à Paris, rue Saint-Honoré, 374,
M. Louis-Henri-Philippe AUDOUARD, négociant,
demeurant à Paris, cour des Fontaines, 7,
M. Philibert-Honoré AUDOUARD, négociant,
demeurant à Paris, cour des Fontaines, 7,
Suivant acte sous signatures privées, fait en cinq exemplaires à
Paris le 2 mai 1862, enregistré, il a été formé
entre Émile Froment-Meurice, négociant demeurant à
Paris, 374 rue Saint-Honoré, et
Louis-Henri-Philippe Audouard et Philibert-Honoré
Audouard, négociants demeurant à Paris, cour des
Fontaines, 7, une société destinée à l’exploitation du
commerce de joaillerie, orfèvrerie et bijouterie,
sous le nom de Maison Froment-Meurice. La société est constituée en nom collectif pour Émile
Froment-Meurice et Louis Audouard, et en commandite
pour les deux autres associés désignés dans l’acte.
Elle est établie pour une durée de dix années,
à compter du 1er juillet 1862 pour finir le 30
juin 1872.
La raison sociale est : FROMENT-MEURICE et Cie
La gestion et la signature sociale appartiennent à Émile
Froment-Meurice et Louis Audouard, seuls
gérants responsables. Les décisions concernant les affaires de la
société devront être prises d’un commun accord. Les engagements pris sous la signature sociale et dans l’intérêt
de la société seront seuls obligatoires pour celle-ci.
La commandite du premier commanditaire est fixée
à 150 000 francs, représentant la valeur du fonds
de commerce de la maison Froment-Meurice que la société a pour
objet d’exploiter.
La commandite du second commanditaire est fixée
à 100 000 francs, fournis en marchandises.
Pour extrait :
E. Froment-Meurice
L. Audouard
P.
Audouard
1864 dans le Monde Illustré

Composé de motifs quadrilobés et ciselés, à décor d'enroulements et de perles d'or, encadrés d'émail turquoise et noir, sertis de rubis taille ovale alternant avec des perles fines, des diamants tailles rose et ancienne, longueur 170 mm environ, poinçons français pour l'or 18K (750°/00), poinçon de maître,de Audouard poids brut 59,03 g; milieu du 19ème siècle. revendu par Sotheby's

1865 L'Empereur a autorisé Froment Meurice et Cie pour une garniture de cheminée en argent, pendule et vase executée pour SA le vice Roi d'Egypte. Les plans donné par son excellence Nubar Pacha, des dessins de Mrs Audouard associés de Froment Meurice.
CHARLES NEVES ET HENRI DUBOIS; Peigne articulé en or jaune 18 K (750/1000) à 7 dents en écaille de tortue, centré de trois camées ovales en agate : deux à buste de profil droit et gauche d'homme, l'un aux cheveux calamistrés, le second coiffé du bonnet phrygien dont les pans descendent dans le cou, entourant le troisième à décor de femme conduisant un bigé/char tenant les rênes dans la main gauche. Peigne réalisé au XIXᵉ siècle. Poinçon de maître des orfèvres Nève et Dubois et poinçon tête d'aigle. Dimensions: 12 x 8,5 cm Dimensions du camée central : 2,8 x 3,8 cm Dimensions de deux autres camées : 2,6 x 1,8 cm Poids brut : 48,7 g
Ce peigne de coiffure associe : une monture en or, de l'écaille blonde, trois camées antiques.
Le camée central représente un quadrige, tandis que les deux camées latéraux figurent des profils antiques.
Ce type d’objet est caractéristique du goût archéologique du Second Empire, très influencé par :
les découvertes de Pompéi et le goût néoclassique du Palais-Royal.
Margaux est une personne charmante et, à ma demande, elle m'adresse ce qu'elle avait noté à l'époque pour le poinçon : un caducée et les initiales N. D. C'est donc bien Néves & Dubois.
Vu de dos, la charnière qui permet l orientation du peigne sur la chevelure.
CHARLES NEVES ET HENRI DUBOIS
Bracelet camée
Il est orné d'un camée ovale sur agate à deux couches représentant le portrait d'un empereur romain dans un double entourage de petites perles et d'émail bleu. Le tour de bras articulé est composé d'une large frise de rinceaux et vases feuillagés entre deux bandes émaillées bleues.
Monture en or jaune.
Poinçon de Maître.
Poids brut : 46,6 g.
Dimensions du motif camée : 3,8 x 3 cm
La maison Tajan qui l' a revendu le date de 1850, impossible puisque le poinçon ne date que de 1863, je préfère 1870 environ.
Dans les années 1850-1870, la joaillerie parisienne s’organise autour de quelques rues : Palais-Royal : la galerie de Valois, la galerie Montpensier, la galerie Beaujolais. Dans les rues voisines, rue Saint-Honoré, rue de Richelieu, rue Vivienne.

Les Cours d’ateliers : cour des Fontaines, passage du Saumon, passage des Panoramas.
C'est aussi dans la revue l'écrin de 1865 que: L'Empereur a autorisé la maison Froment-Meurice à lui présenter une garniture de cheminée en argent, pendule ! et vases, exécutée pour S. A. le vice-roi d'Egypte. Le travail de style égyptien, exécuté d'après un plan donné par S. Exe Nubar-Pacha, sur les dessins de
. Audouard, associé de la maison, a mérité l'approbation de Sa Majesté.
Un article du Temps sur la statistique de l'industrie à Paris par la Chambre de commerce, contient, à l'article des objets de luxe, les lignes suivantes : « Ainsi les dix millions de postiches vendus aux belles Parisiennes ont bien quelque importance; les dix-huit millions de cuivre doré, de strass, de perles fausses, auxquels nos bijoutiers, sans rivaux dans le monde, savent donner une si grande apparence de vérité, n'attestent pas moins leur talent que la passion de briller, commune aujourd'hui dans toutes les classes. »

Philibert Honoré AUDOUARD pour François Désiré FROMENT MEURICE. Beau et large BRACELET ruban articulé en or jaune ajouré, serti de grenats, demi-perles et petits diamants taillés en roses. Travail français, milieu du XIXe siècle. Poids brut 44,11 gPoinçon du joaillier Philibert Honoré AUDOUARD, exerçant à Paris entre 1844 et 1856. Dans son écrin à la forme de la Maison FROMENT MEURICE, 372 rue St Honoré Paris (éclat à une améthyste). revendu par la maison d'encheres: isabelle Goxe et Laurent Belaish
Dans le dictionnaire Verlet, Nèves & Dubois, sont notés "La Fantaisie" pas du tout, ce travail est d'une grande qualité.
Châtelaine en or, émaillée rouge et noir, retenant sur les côtés deux têtes de fauves, un cachet et une clé, au centre, une montre, signée F. MEURICE et numérotée 39958. La spatule en argent porte le poinçon de NEVES & DUBOIS.
Poids : 72 g.
Vers 1870, Second Empire.
Dans son écrin de la maison FROMENT MEURICE, 372, rue St-Honoré – Paris, chiffré N.D. Ref.: A3095
Ci-dessous le beau chiffre de la maison Froment-Meurice, écrin pour cette Chatelaine
Intérieur de la montre de la Chatelaine
Comme une multitude de fabricants de cette époque, Néves &
Dubois a ravaillé pour plusieurs maisons de joaillerie, en particulier pour Fontana, Froment Meurice et Boucheron, réalisant des montures ou des bijoux complets ensuite vendus sous le
nom des grands détaillants.
Ce système de production, très répandu
dans le quartier du Palais-Royal, explique que ces ateliers restent
aujourd’hui souvent dans l’ombre des prestigieuses maisons pour
lesquelles ils travaillaient.
En 1871, ils sont dans le Bottin. Le nom de la cour des Fontaines a changé: Précédemment appelée
« cour » ou « passage des Fontaines » et également « place du Palais-Royal », elle prend le nom de « place de Valois » par arrêté du 26 février 1867 ». Et Néves est noté Nève.
Les quelques pièces connues portant ce poinçon permettent néanmoins de restituer l’existence de cet atelier parisien actif dans les années 1860-1870, témoignant du rôle essentiel joué par ces fabricants dans la création de la bijouterie du Second Empire.
Henri Louis Dubois est décédé le 3 janvier 1904 à l'âge de 74 ans au 38 chaussée de l'Étang à Saint-Mandé, avec vue directe sur le lac de Saint-Mandé et du bois de Vincennes.
38 Chaussée de l'Etang
Acte de Mariage
Du trente juillet mil huit cent soixante-quatre, à deux heures du soir, se déroule l'acte de mariage de Louis-Henri Dubois, bijoutier, âgé de trente-cinq ans, né à Pontoise (Seine-et-Oise) le vingt juillet mil huit cent vingt-neuf, demeurant à Paris, rue Cour des Fontaines, 7, premier arrondissement. Il est fils majeur de Louis Dubois, marchand de bois, âgé de soixante et un ans, et de Angélique Jeanne Audouard, son épouse, sans profession, âgée de cinquante-six ans, demeurant à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), présents et consentants. Et de Nelli Rau, sans profession, âgée de dix-neuf ans,née à Tower-Hamlets (Angleterre) le vingt-trois février mil huit cent quarante-cinq, demeurant à Paris, boulevard Sébastopol, rive droite, onzième arrondissement. Fille mineure de Nicolas Auguste Rau,décédé, et de Jenny Hegette, veuve rentière demeurant à Bombon (Seine-et-Marne),âgée de quarante-neuf ans, présente et consentante.