lundi 2 février 2026

Les Spinelles d'exceptions , les rubis balais, les synthetiques, les doublets.

Le plus célèbre des spinelles est certainement le rubis du Prince noir qui se trouve sur la couronne d'Angleterre.


En 1362, Pierre Ier de Castille s'empare de la pierre après avoir tué Abu Saïd, un prince maure, bref émir Nasride de Grenade.


En 1366, Pierre Ier de Castille (dit Pierre le Cruel) doit s'enfuir d'Espagne, chassé par son demi-frère Henri II avec l'aide des troupes françaises de Bertrand Du Guesclin et des Grandes compagnies. Pierre Ier se réfugie d'abord en Galice puis embarque pour Bayonne en Guyenne, sous protection anglaise. Le 23 septembre 1366, il signe le traité de Libourne avec Édouard de Woodstock — le Prince Noir — et Charles le Mauvais, roi de Navarre. Ce traité stipule que le Prince Noir et le roi de Navarre doivent apporter une aide militaire et financière à Pierre le Cruel pour la reconquête de son trône et recevoir des territoires en contrepartie ainsi que 550 000 florins d'or. En février 1367, l'armée anglaise est à Pampelune et arrive en avril à Nájera où elle bat l'armée d'Henri II. Mais Pierre le Cruel a plus promis qu'il ne peut tenir, et l'énorme « rubis » gros comme un œuf, est le seul gage qu'il peut offrir au Prince Noir. C'est ainsi que la pierre entre dans les joyaux de la monarchie britannique.
En 1415 La pierre du Roi est "vue" à la bataille d'Azincourt ; Henri V portait sur son casque d'armure une couronne remplie de pierres précieuses au milieu desquelles était le Rubis du prince noir. Pendant la bataille, le roi d'Angleterre est frappé sur son casque, il faillit en mourir, mais le spinelle est en partie cassé et perdu. Heureusement ou malheureusement pour lui, un prisonnier français nommé Gaucourt dit au roi qu'il sait où se trouve ce morceau du spinelle, et demande sa libération pour révéler l'endroit. Le Français va le retrouver mais ne sera pas libéré pour autant. 
Voir la suite sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rubis_du_Prince_Noir 



La couronne a été  refaite en 1838 pour la reine Victoria.  Pendant des siècles, de célèbres « rubis » des trésors royaux — dont le Rubis du Prince Noir et le Rubis de Timour — se sont révélés être des spinelles rouges, la distinction gemmologique entre corindon et spinelle n’ayant été établie qu’en 1850 siècle avec le développement des méthodes optiques.
Elle comprend 4 rubis dont le "Prince noir" placé au centre, 11 émeraudes, 16 saphirs (dont le saphir des Stuarts), 277 perles et 2 783 diamants (dont un des plus gros fragments du Star of Africa) ; le roi la porte pour le couronnement et l'ouverture du Parlement.
Ce spinelle se trouve sur le devant de la couronne impériale fabriquée pour le couronnement de George VI en 1937 par le joaillier de la Couronne Garrard & Co. Le spinelle n'est pas taillé, brut, juste poli, il présente une forme d’octaèdre irrégulier aux bords arrondis de 5 cm de long, avec une couleur rouge vif spectaculaire. Il y a un endroit où la pierre a été percée lorsqu'au début, elle était portée en pendentif. Ce "trou" a été bouché par un petit rubis véritable monté sur une sertissure.


Tableau comparatif — Spinelle, Rubis (Corindon) 


CritèreSpinelleRubis (Corindon)
Famille chimiqueOxyde (MgAl₂O₄)Oxyde (Al₂O₃ + Cr)
Système cristallinCubique (isométrique)Trigonal
Structure optiqueIsotropeAnisotrope
BiréfringenceNulle≈ 0,008
PléochroïsmeAbsentNet (rouge / rouge violacé)
PolariscopeToujours extinctionAlternance clair/sombre
Indice de réfraction1,718 – 1,738 (≈ 1,72)1,762 – 1,770 (≈ 1,76)
Dureté (Mohs)89
Densité (g/cm³)3,58 – 3,623,98 – 4,05
ÉclatVitreuxVitreux à adamantin
Inclusions typiquesMacles, cristaux octaédriquesSoies de rutile, fractures cicatrisées
TraitementsRaresChauffe très fréquente
Synthèse historiqueTrès courante (flamme)Fréquente
Confusion historiqueFréquemment pris pour rubis

La confusion historique avec le rubis vient du fait que :

IR du rubis (corindon) ≈ 1,76–1,77
IR du spinelle ≈ 1,72
Mais surtout : le spinelle est isotrope, le rubis est biréfringent et dichroïque. 
C’est un critère de séparation fondamental en gemmologie classique. Le spinelle n'a qu'une seule couleur dans tous les axes de la gemme alors que le rubis  a deux couleurs selon  les axes de la gemme.


Cliquez pour agrandir l image: J'ai la chance de posséder les 13 volumes de l' encyclopedie "Le Spectacle de la nature" en 13 volumes et c'est toujours interessant de voir comment était traitées les pierres précieuses en 1754  par exemple le Rubis


Mais aussi le rubis balais, le spinelle.


C'est un collier de Cartier,avec un bel ensemble de 17 spinelles,  émeraudes, perles, diamants. Le poids des spinelles est de 458,9 carats, sur le principal spinelle figure une gravure: AKBAR SHAH, BACHADUR  qui en Ouzbek  veut dire : AKBAR est un enfant. (collection Al Thani)


British Muséum
Broche ; or ; perles, saphirs, spinelles ; broche en forme de losange ornée de saphirs et de spinelles sertis rectangulaires ; trois perles à l'extrémité de l'épingle ; une perle à l'une des pointes du losange ; aucune perle aux deux autres pointes. Fin du Moyen age.


Couronne appartenant à la Parure de Rubis et Spinelle de Bavière. (Wikimedia Commons.)

Sarpech des Nizams d’Hyderabad — Ornement de turban ancien en diamants, spinelles, perles et émail, monté en or, argent et laque. Longueur : 26,7 cm. Daté du début à milieu du XIXᵉ siècle, avec un spinelle gravé plus ancien (1607–1608 et 1633–1634). Probablement fabriqué à Hyderabad.

Le sarpech (« plume de tête » en hindi) était un ornement de turban réservé aux empereurs et princes indiens, symbole suprême de la royauté. Issu de la tradition de la plume de héron (kalgi), il devient richement serti de pierres précieuses sous les empereurs moghols, notamment à partir du règne de Shah Jahan. Au XIXᵉ siècle, après l’interdiction des couronnes aux princes indiens, les sarpechs deviennent plus grands et plus somptueux, servant d’expression alternative du pouvoir royal.


Catherine II commanda pour son sacre une couronne surmontée du gros spinelle LAL de 414,30 carats qui était un don de l'empereur de Chine, mais la couronne ne fut pas prête à temps et ne servit la première fois qu'en 1797 à son fils Paul Iᵉʳ. Elle se trouve à l'heure actuelle au musée des Armures à Moscou.



Couronne impériale de Russie - Celle ci est une copie exacte, utilisant des pierres précieuses naturelles et de l'or blanc au lieu de l'argent.



Le Spinelle Carew

Aujourd'hui, le Victoria and Albert Museum (V&A) est le gardien du célèbre spinelle Carew.
Auparavant, cette pierre précieuse appartenait à Julia Carew, Lady Carew. Dans son testament (elle décéda en octobre 1922), elle légua le bijou à sa sœur, Jane Cory, pour la durée de sa vie, après quoi il devait revenir au South Kensington Museum, devenu depuis le V&A. Selon les informations fournies par sa famille, elle avait été acquise par un parent à Téhéran avant 1870.

Julia Carew l'avait reçu en cadeau de mariage de sa mère en 1888. La pierre, alors appelée rubis, avait été achetée à Téhéran par son oncle, Charles Alison, alors ministre britannique.
Cette pierre précieuse est un spinelle, une gemmologie proche de celle du rubis. Elle porte les noms ou titres des empereurs moghols Jahangir (r. 1605-1627), Shah Jahan (r. 1628-1658) et Alamgir (r. 1658-1707), l'ancien prince moghol Aurangzeb.


La pierre aurait été achetée à Téhéran par un parent de la très honorable Julia Mary, Lady Carew, quelque temps avant 1870. (Elle aurait été acquise en premier lieu par Monsieur Richard, auprès duquel elle aurait été achetée par M. Charles Alison, le grand-oncle de Lady Carew, qui était ministre britannique à la cour du Shah.)


Pendentif en forme de tête d'animal. Réalisé en bois et recouvert d'une mosaïque de turquoise et de malachite, fixée à l'aide de résine de pin. Les yeux sont en pyrite et en coquille de conque (Strombus) à rayures blanches et jaunes. La gueule ouverte est incrustée de pierres précieuses (grenat, béryl, émeraude, spinelle, zircon) et garnie de dents de requin, probablement postérieures.Ajouts. Deux zones sur le haut de la tête sont incrustées de perles, donnant l'illusion de sourcils, mais il s'agit probablement d'une modification ultérieure, peut-être pour masquer des dommages dus à la perte d'oreilles (?) initialement présentes à cet endroit. Les perles, les pierres précieuses et les dents sont maintenues en place par de la cire d'abeille. Une boucle de suspension, faite d'un anneau de coquillage blanc (Strombus), est fixée au sommet de la tête.  Azteque: de 1400 à 1520 British Muséum.



COLLIER IMPÉRIAL MOGHOL EN SPINELLES
Avec onze spinelles polies, pesant au total 1 131,59 carats, sur une chaîne à maillons en or jaune et un fermoir à crochet, probablement monté au XIXe siècle, 52,0 cm.
Trois des spinelles sont gravées. Deux portent le nom de l'empereur Jahangir, une porte les trois noms des empereurs Jahangir, Shah Jahan et Alamgir, également connu sous le nom d'Aurangzeb :

JAHANGIR SHAH AKBAR SHAH 1015 1607
JAHANGIR SHAH AKBAR SHAH 1017 1609
JAHANGIR SHAH AKBAR SHAH 1018 1610
ALAMGIR SHAHI 1070 1660
SAHIB QIRAN ... 1045 1636.

Veuillez noter que le poids des spinelles est de 51,91, 73,52, 74,28, 128,77, 160,37, 158,19, 164,09, 138,85, 73,35, 54,64 et 53,62 carats
. Accompagné du rapport n° Certificat n° 52831 du 12 novembre 2008 de l'Institut suisse de gemmologie SSEF attestant que les 11 perles de spinelle proviennent du Pamir et ne présentent aucune indication de traitement.
Revendu par la maison Christie's, tres interessant texte sur ce sollier : voir


Spinelle de l’Espoir (Hope Spinel)  un spinelle rose-rouge du XIXᵉ siècle considéré « exceptionnel » pour sa transparence et sa couleur.
Le grand spinelle octogonal, pesant 50.13 carats, à l'intérieur de vieilles griffes décoratives en diamant taille brillant et rose, encadré par de plus gros diamants taille brillant ancien, monté en argent et or, monté comme une broche / pendentif avec des raccords détachables, anciennement le pièce maîtresse d'un plus grand bijou, diamants d'environ 6.50 carats, raccord de broche détachable, dimensions de la broche 4.0 x 3.2 cm, enveloppé par Mallet, The Octagon Bath & 40, New Bond Street, Londres, une note épinglée à l'intérieur indique «Spinnel Ruby de Hope Collection »


Henri Philippe Hope (1774-1839) appartenait à une célèbre dynastie de riches marchands et de banquiers marchands. Les espoirs étaient également d'éminents collectionneurs et mécènes. L'entreprise familiale leur a donné un revenu énorme pour accumuler de vastes et extrêmement précieuses collections personnelles de tableaux, porcelaines, antiquités, sculptures, livres, bronzes et bijoux.


L’Imperial Spinel de Bulgari : un spinelle rose-fuchsia de 131,21 carats serti dans un collier spectaculaire de la collection Magnifica.
Découvert au Tagikistan, ce spinelle, le quatrième plus gros connu au monde, pèse 131,21 carats et orne la pièce maîtresse du collier « Spinelle Impériale », serti de diamants et d’émeraudes. Collection de Haute Joaillerie MAGNIFICA 2021 de Bulgari.


Petite énigme (pour moi) car certains attribuent à Jean-Baptiste Fossin la fabrication de ce diadème en 1810, il a été réalisé pour la Princesse Catherine Bagration (en Russe: Екатерина Павловна Багратион ) née Skavronskaya (7 Décembre 1783 - 21 mai 1857 ou 2 Juin 1857) C'était une princesse russe, mariée au général Pyottr Bagration. Elle était connue pour sa beauté, ses amours et ses comportements non conventionnels. Elle s'est mariée en 1800 mais a rompu définitivement avec son mari en 1805 et est partie à Vienne. Donc Fossin signait-il de son nom a cette date?
Les pierres roses de ce superbe diadème sont des spinelles.



Le diadème et la parure en spinelle proviennent de la célèbre princesse Catherine Bagration, nièce du grand prince Potemkine, qui épousa un membre d'une ancienne dynastie géorgienne-russe, connue pour sa beauté, ses liaisons amoureuses et son comportement anticonformiste lors de ses voyages à travers l'Europe. "Merci à https://royalwatcherblog.com/2024/05/08/bagration-tiara/  pour ces deux photographie.



Il pèse plus de 352 carats et jusqu'en 1851, était largement considéré comme le plus grand connu rubis dans le monde. Il a été présenté à la reine Victoria par la Compagnie des Indes orientales en octobre 1851 et fait depuis partie de la collection de la famille royale britannique. Le Timur Ruby a une histoire longue et colorée.

Timur était un dirigeant turco-mongol qui aurait acquis le rubis lorsqu'il a limogé Delhi en 1398. Il est resté en Inde pendant un peu plus d'un an, avant de retourner à Samarcande avec le rubis parmi son butin de guerre. La rubis a été hérité par son fils, Mir Shah Rukh, et plus tard son petit-fils, Mirza Ulugli Beg.
Pendant son règne, il y eut plusieurs guerres avec les Perses et après l'une d'entre elles, le rubis tomba entre les mains de Shah Abbas I de Perse, qui en 1612 donna le rubis en cadeau à son ami proche, Jahangir, l'empereur moghol de Inde. Jahangir avait son nom gravé sur le rubis, ainsi que celui de son père, Akbar. La légende raconte que lorsque sa femme préférée l'a réprimandé pour avoir défiguré un joyau aussi magnifique, il a répondu : "Ce bijou transmettra plus certainement mon nom à la postérité que n'importe quelle histoire écrite. La maison de Timur peut tomber, mais tant qu'il y aura un Roi, ce joyau sera à lui".

Le propriétaire suivant de la pierre précieuse était Shah Jehan, qui avait son nom inscrit dessus et l'a placé sur le trône du paon. Les propriétaires successifs du bijou ont continué à inscrire leurs noms jusqu'à Farukhsiyar, qui fut le dernier des empereurs de Delhi à inscrire son nom sur le joyau. Son successeur était Nadir Shah d'Iran, qui a attaqué Delhi en 1739.

I

Comme tant de joyaux célèbres de l'Orient, le Timur Ruby a voyagé en Angleterre parmi une collection de bijoux indiens provenant du Trésor de Lahore en 1849 lorsque la Grande-Bretagne a annexé le Pendjab à son empire. Les bijoux ont été exposés lors de la grande exposition au Crystal Palace en 1851, puis donnés à la reine Victoria.
La reine Victoria  admirait particulièrement ce qu'elle appelait «les merveilleux rubis» et, le 23 octobre 1851, écrivit dans son journal: «Ce sont des cabochons, non taillés, non sertis, mais percés. Celui est le plus grand du monde. , donc encore plus remarquable que le Koh-i-noor !"

En avril 1853, Garrards sertit quatre de ces soi-disant «rubis» dans un nouveau collier en or et émail incrusté de diamants «de conception orientale», avec quatre pendentifs en diamant également de Lahore. Au centre du collier se trouvait l'énorme pierre rose-rose de 352 carats que la reine Victoria avait remarquée. Deux mois plus tard, Garrards a ajusté le collier pour permettre à cette pierre d'être détachée pour servir de broche et d'alterner avec le diamant Koh-i-noor récemment recoupé.

Aujourd'hui, ce spinelle fait partie des joyaux de la couronne britannique et est monté sur un collier qui est conservé à la Tour de Londres. Comme beaucoup de grands spinelles historiques, il a été longtemps confondu avec un rubis jusqu'à ce que des techniques modernes de gemmologie révèlent sa véritable nature.


Ce Merveilleux Spinelle se trouve au Musée du Louvre à Paris La Côte de Bretagne est un spinelle gemme, couleur amarante, retaillé au XVIIIe siècle en forme de dragon. La patte de droite passe sous le cou de la créature alors que son membre senestre est replié sur le dessus d'un tronc.La paire d'ailes et la queue fléchée d'origine ont disparu après le vol de septembre 1792 du grand insigne de la Toison d'or de Louis XV dans lequel le dragon était serti.
La Côte de Bretagne est le cinquième des huit joyaux sélectionnés par François Ier le 15 juin 1530 pour constituer le fonds des joyaux de la Couronne de France. Il avait hérité du spinelle après le décès en 1524 de Claude de France, fille d'Anne de Bretagne et petite-fille de Marguerite de Foix qui est la propriétaire la plus ancienne connue de cette gemme.



Les Spinelles synthétiques

Ce Spinelle de synthèse vendu par la maison:  https://www.gems-plus.com   a les mêmes caractéristiques physiques et chimiques que le Spinelle naturel. Mais il est fabriqué  en laboratoire selon le procédé Verneuil (fusion à la flamme). Sa couleur bleu intense est causée par un additif de cobalt lors de la fabrication , à ne pas confondre avec celles du verre au cobalt, pourtant de même couleur ou presque. 
Le Spinelle synthétique fabriqué par le procédé Verneuil a une teneur en magnesium plus forte que celle du spinelle naturel.

Depuis les années 20, le spinelle est produit de façon synthétique. Il sert à la fabrication de doublets (pierres dont une moitié est naturelle et l'autre synthétique ou du verre) et à l'imitation de nombreuses gemmes, notamment le grenat, l'améthyste, le zircon, le saphir, le rubis et, mais surtout celle de l'aigue marine.


Spinelle synthétique rectangulaire à pans coupés sur papier. Poids : 15 cts. voulant imiter et être vendu comme aigue marine

Combien de gens ai-je déçus en quarante ans parmi ceux qui m'ont amené les splendides "aigues marines" de famille, qui n'étaient en réalité que des spinelles bleus synthétiques. Celui ci-dessus est un Spinelle synthétique rectangulaire à pans coupés sur papier. Poids : 15 cts. revendu par la maison Rossini

"Mais Mr Richard, c’est impossible, je la tiens de ma grand mère"

Faites attention, de nombreux bijoux vendus en brocantes, chez les Antiquaires ou dans les salles des ventes comme "Aigues marines", ne sont que des spinelles synthétiques.



BAGUE SPINELLE SYNTHETIQUE, PAR SUZANNE BELPERRON
Sertie d'un spinelle synthétique de couleur verte, (avec les reflets de l'Or, il parait jaune) monture en or jaune
Poinçon de Darde & Cie revendu par la maison d'encheres Christie's

Le recuit que subit le spinelle synthetique pour réduire les tensions internes supprime les zones courbes d'accroissement et déforme les bulles de gaz "piégées " qui prennent des formes anguleuse




Les doublets saphir vert - saphir synthétique, récents, se vendent fréquemment, en Thaïlande notamment. Les triplets Les triplets, ou doublets sensu lato, sont constitués de deux lames cristallines incolores, réunies au niveau du rondis par une mince couche d'émail coloré qui donne sa couleur à la production ; ce sont notamment les doublets quartz-émail vert-quartz, les doublets spinelle synthétique-émail coloré-spinelle synthétique (de toutes couleurs, qui peuvent imiter toutes les gemmes : émeraude, topaze, améthyste,etc, etc (d'après Jean Paul Poirot l'un de mes professeurs de gemmologie avec Melle Level)

Depuis 1994 du spinelle synthétique de couleur rouge ou de couleur bleue est fabriqué en Russie par voie andryde et hydrothermale, son aspect est assez convaincant.


Fiche Technique

Nature et composition

  • Famille : oxydes

  • Formule chimique : MgAl₂O₄ (spinel magnésien)
    → substitutions possibles : Fe, Zn, Cr, Co… responsables des couleurs

🔷 Système cristallin

  • Cristallisation : cubique (isométrique)

  • Habitus : octaèdres, macles fréquentes (macle en “triangle” typique)

💎 Dureté

  • Échelle de Mohs : 8

    • Plus dur que le quartz (7)

    • Moins dur que le corindon (9)

⚖️ Densité (poids spécifique)

  • ≈ 3,58 – 3,62

    • Peut varier selon la composition (Fe, Zn, etc.)

🔍 Propriétés optiques

  • Indice de réfraction (IR) : 1,718 – 1,738
    (souvent autour de 1,72)

  • Biréfringence : nulle (pierre isotrope)

  • Pléochroïsme : absent

  • Signe optique : isotrope (extinction constante sous polariscope)

✨ Éclat et transparence

  • Éclat : vitreux à légèrement adamantin

  • Transparence : transparent à translucide

🌈 Couleurs

Très large palette :

  • Rouge (spinelle “rubis-like”)

  • Rose, violet

  • Bleu (souvent cobaltifère)

  • Orange, gris, noir

  • Incolore (rare)

🔥 Comportement à la chaleur et traitements

  • Très stable

  • Peu sensible à la chaleur

  • Traitements rares (contrairement au corindon)

  • Nombreux spinelles synthétiques depuis le XIXe siècle (flamme, puis Verneuil)

🧪 Inclusions typiques (naturel)

  • Cristaux octaédriques

  • Soies fines (rare)

  • Plans de macles

  • Empreintes de cristaux dissous

dimanche 11 janvier 2026

Le bijou très Royal de la Reine Sofia d'Espagne, conçu et fabriqué par les Français, Numa Espezel et Pierre Felden.

Suite à mon précédent article: https://www.richardjeanjacques.com/2026/01/numa-et-camille-espezel-joailliers.html: j'ai reçu ce mail très intéressant.

Depuis dix ans, je me consacre à l'étude de l'histoire des bijoux royaux, et plus particulièrement à ceux de la famille royale espagnole. Je gère également un compte Instagram où je publie des articles concis et de courtes histoires sur des pièces ayant appartenu à des membres de la maison de Bourbon. Voir suite.


La reine Sophie d'Espagne lors des célébrations du XIXe anniversaire de la création de l'Unité militaire d'urgence et du XVe anniversaire de la remise du drapeau espagnol à la base aérienne de Torrejón à Madrid, le 7 octobre 2024. © GTres/ABACAPRESS.COM.

Suite:
J'ai été assez surpris par votre référence à la reine Sofía, car la broche présentée était en réalité un cadeau du général Franco pour célébrer la naissance du roi Felipe en 1968. D'après les informations dont je dispose, cette broche a été fabriquée à Séville par la maison de joaillerie Shaw. Cette maison est très réputée à Séville et a également possédé une boutique à Madrid pendant un certain temps. En 1968, le fondateur de cette maison a présenté une sélection de pièces à Franco, qui a alors choisi cette broche en particulier.

En effet cette broche  est portée depuis très longtemps par la reine Sofia, elle est attribuée au joaillier français "Sterlé" ce que je ne crois pas. Mais encore ? Par quoi commencer ?



La presse espagnole a publié de nombreuses photographies de cette broche portée par la Reine.
Mais de curieux détails apparaissent, par exemple dans le journal "VANITATIS, El Confidential." le 7/10/2024

Cette broche, créée par le joaillier français Pierre Sterlé, présente en son centre un saphir taille cabochon, entouré d'un halo de diamants. De ce centre, des fils d'or jaune, rehaussés de corail et de diamants, s'enroulent en cascade. La reine Sofía affectionne particulièrement cette broche et l'a portée à de nombreuses reprises. Plus récemment, elle l'arborait au mariage du roi Hussein de Jordanie et de Rajwa al-Saif en 2023, un événement auquel elle assistait en compagnie du roi Juan Carlos, comme le rappelle Juan Rivero, expert en joaillerie de la famille royale espagnole.
Il y a quelques années, en 2013, une broche identique à celle-ci a été mise aux enchères chez Segre avec un prix de départ de 30 000 euros ; cependant, elle n’a trouvé aucun acquéreur. La Maison royale a démenti qu’elle ait appartenu à la reine Sofía, qui continue de la porter fréquemment.


J ai rectifié les photographies de ces pages usées par le temps pour une meilleure vision.


Le journal "Noblesse & Royautés" écrivit en 2013: La maison de ventes, "Segre" de Madrid proposait cette semaine une importante vente aux enchères de bijoux. Parmi ceux-ci, une broche avec un saphir cabochon central, des brillants et des turquoises montés sur or jaune de Sterlé. En 1962, le général Franco offrit une broche très ressemblante à celle-ci à la princesse Sophie de Grèce à l’occasion de son mariage avec le prince Juan Carlos. Sophie d’Espagne porta le bijou en plusieurs occasions mais la broche n’a plus été vue en public depuis des années. Sachant que le joaillier Sterlé créait des bijoux uniques, il semble peu probable qu’il ait pu exister deux pièces identiques. Du côté du Palais de La Zarzuela, on indique que la broche fait toujours partie de l’écrin de la reine d’Espagne. Mystère donc… (Merci à Francisco – Source : El Mundo – Copyright photo : Segre)

1°Ce n'est pas en 1962 mais en 1968 que le Général Franco lui offrit, 2° il y eut plusieurs exemplaires de cette Broche comme nous le verrons plus après.

Le 8 octobre 2024 dans Point de Vue:  Inspiré d'une comète, le bijou est composé d'un saphir cabochon cerclé de diamants et d'une queue de fils d'or parsemée de brillants et de corail. D'exception certes, la pièce est signée Pierre Sterlé, joaillier français considéré comme le "couturier de la haute joaillerie" et figure créatrice de la maison Chaumet.


Dans mon article précédent, j'avais proposé un dessin de Felden de ce bijou, mais c'est une erreur.
Et Monsieur Rato portugais et espagnol, ajoutait dans son mail:

D'après les informations dont je dispose, cette broche a été fabriquée à Séville par la maison de joaillerie Shaw.  En 1968, le fondateur de cette maison a présenté une sélection de pièces à Franco, qui a alors choisi cette broche en particulier.

La famille du fondateur conserve encore un dessin de la broche, très semblable à celui que vous avez utilisé dans votre article. La broche de la reine Sofía n'est pas entièrement sertie de saphirs ; elle comporte également des coraux. On m'a aussi dit que le fondateur de cette maison de joaillerie se rendait fréquemment à Paris, où il se procurait des dessins qui servaient ensuite dans leurs ateliers de Séville pour la fabrication de bijoux. Grâce à cela, nous pourrions peut-être retrouver et identifier l'auteur du dessin original.


Et voici le dessin que la maison  SHAW détient et là, presque tout est clair.
C'est bien la broche de la reine Sofia. Et non celle tout saphirs. Les coraux sont bien dessinés, ce que je ne pouvais voir sur les photos de presse que j avais publiées dans mon article.
De plus la numérotation du dessin en haut à droite prouve que c'est le dessinateur Pierre Felden Chez Numa Espezel


Dessin qui m'a été fourni par Monsieur Felden que je remercie.



Sur cette photographie, la broche de Felden et Espezel, mais aussi le bracelet à son bras gauche.

On m'a aussi dit que le fondateur de cette maison de joaillerie (Shaw) se rendait fréquemment à Paris, où il se procurait des dessins qui servaient ensuite dans leurs ateliers de Séville pour la fabrication de bijoux. Grâce à cela, nous pourrions peut-être retrouver et identifier l'auteur du dessin original.

Je joins le dessin à ce courriel pour votre information. Je tiens également à vous remercier sincèrement d'avoir publié un article sur ce bracelet. Je recherchais des informations à son sujet depuis un certain temps. J'avais déjà contacté ce bijoutier pour savoir s'il en était également l'auteur, mais il n'avait alors trouvé aucun dessin dans ses archives.


En voici le dessin du bracelet de chez Espezel par Pierre Felden.

Quant à la version comme quoi, Antonio Shaw aurait ramené à Seville ou Madrid le dessin de la broche de la Reine pour la fabriquer dans son atelier, en tant que joaillier ayant travaillé 44 ans de mes mains, je ne puis le croire. Plusieurs bijoux,du même modèle avec des saphirs, émeraudes, turquoises, corail et autres. Je ne vois pas l'intérêt de prendre le dessin et de le fabriquer en unique exemplaire.
Mais il est plus plausible qu'il fallait faire croire au Caudillo que le bijou était "Espagnol"
En revanche, il arrive souvent que les fabricants offrent le dessin ou une copie du dessin au client avec le bijou.


La reine Sofia, a son poignet  le bracelet Felden-Espezel

Sophie de Grèce (en grec moderne : Σοφία της Ελλάδας / Sophía tis Elládas ; en espagnol : Sofía de Grecia), princesse de Grèce et de Danemark puis, par son mariage, reine d'Espagne, est née le 2 novembre 1938 au palais de Psychikó, en Grèce. Fille du roi Paul Ier de Grèce et de la princesse Frederika de Hanovre, elle est l'épouse du roi émérite Juan Carlos Ier et la mère de l'actuel roi d'Espagne Felipe VI.


En revanche, remercions la reine Sofia de continuer à aimer et à porter un bijou français typique des années 60.


Pour ceux qui ont attribué ce bijou à Sterlé, cela s'explique. Pierre Felden a travaillé chez Sterlé à partir de septembre 1948 jusqu'au mois de mai 1951. Puis, de mai 1951 jusqu'au mois de décembre 1959, chez Numa Espezel.  À partir de janvier 1960 chez Jean de Buys-Espezel
Pourquoi l’attribution à Sterlé circule malgré tout. C’est un phénomène très classique en histoire de la joaillerie :
Les journalistes et la presse “royale” cherchent un nom célèbre → Sterlé est connu du grand public.
Le style est spectaculaire, très mouvementé, donc on l’associe vite à Sterlé.
Les vraies chaînes de fabrication (dessinateur / atelier / maison / revendeur) sont beaucoup plus complexes et rarement expliquées. Dans les années 40–70, il était très courant qu' un grand dessinateur travaille pour plusieurs maisons, un atelier parisien fabrique, et qu’un joaillier étranger (Madrid, Rome, Lisbonne, Buenos Aires…) commande et vende sous son propre nom.
 Donc dire « bijou Sterlé » est commode, mais historiquement faux si la vente passe par SHAW Madrid.
D'ailleurs "Shaw" a t il été client chez Sterlé????


Un complément, un commentaire, m'écrire à : richard.jeanjacques@gmail.com :

 

dimanche 4 janvier 2026

Numa et Camille ESPEZEL. Joailliers orfèvres de grande qualité, et leur dessinateur de grand talent, Pierre Felden

 


Merveilleux Canard de Pierre Felden et Espezel expertisé par Paul Louis Flandrin.


Photographie adressée par un lecteur ci-dessous

J ai reçu ce courrier qui a attiré mon attention sur Numa Espezel

Je vous ai contacté plusieurs fois et toujours très satisfait.
Je reviens viens vous pour une nouvelle expertise si vous pouvez et si vous avez le temps
Poudrier argent 950 tête de minerve avec le numéro 1 devant le front le deuxième poinçon de maître je n’arrive pas à l’identifier
Si vous pouvez merci
Cordialement


Mon lecteur étant de Marseille je ne le cite pas, de peur qu'il ait de la visite, mais je lui ai téléphoné et me suis replongé dans le monde de Marcel  Pagnol, avec toute sa faconde et l'accent de la Provence.
il m'adressa photographie du poinçon de Maître.


Mais je ne puis lire le poinçon de Maître


Mon lecteur m'adresse une photo grossie mais a part le E???,, deux matelots? deux quilles ? serait-ce ESPEZEL ?    
Je vérifie auprès de mon ami Mike FIeggen qui prépare un livre magnifique sur les principaux poinçons de Maîtres voila l'ébauche de ce qu'il a déjà trouvé sur Espezel, mais qui attend d'être complété, corrigé et illustré avec des photos avant publication."

Le premier poinçon de 1931 a été en exercice jusqu'en 1955

A partir de 1955 le poinçon sera enregistré  au nom de Espezel Freres et Cie, puis Espezel Frères, jusqu'en 1970.
Ensuite  Espezel jusqu'en 1976
Enfin : Société Felden du 1-1-1977 au 31-12-1977 (la gérante étant Colette BodritoLaporte)


Les Espezel , ont travaillé pour de nombreuses grandes maisons, Cartier, Fred, Jean Eté, Marchak, Neiman Marcus, Fabergé Paris, la Reine Sofia d'Espagne, Marin,  beaucoup d'autres  mais celles-ci ne citent plus les fabricants qui ont collaboré avec leur maison. Alors d'ou vient Numa Espezel?

Numa Espezel est né le 9 juin 1904 à Herblay en Ile de France, c'est son père Romain Auguste Espezel  agé de 38 ans, employé aux chemins de fer de l'ouest,  qui le déclare . Sa mère se prénommait Louise Marie.

Aucune information sur sa jeunesse. Quelle formation comme bijoutier?, Je n'ai pas trouvé.

Le sujet est difficile car de nombreuses erreurs sont rencontrées, par exemple les services de la garantie  ont ecrit le prénom "NUNA" au lieu de NUMA . Ce qui se retrouve sur de nombreux écrits et sites internet! Les dates pour la plupart indiquent son exercice de 1937 à 1944!  Des sites de généalogie indiquent son père comme étant Louis Espezel ! etc

En revanche le vrai bijoutier, des deux frères, était Camille, il était aussi le chef d'atelier et si la maison avait gardé le poinçon de Numa, a partir des années 50 on citait les deux frères



A 27 ans  le 14-09-1931 le service de la garantie pour les orfèvres recense son premier poinçon  avec les initiales N.E, et le symbole etait deux quilles. Il avait son atelier  Rue du Martray à Cormeilles en Parisis


Pendant la guerre 1939-1945 il fut fait prisonnier et le 30 avril 1941 il est cité comme prisonnier de guerre en tant que adjudant chef 43ème RI au StalagIX A - Ziegenhain, 57632, Rheinland-Pfalz, Allemagne

1944 dans le Petit Parisien

A quelle époque est il sorti du Stalag? En tous cas il était libre apparemment en 1943 car cete article de janvier 1944 rend compte d'une affaire dans laquelle il est impliqué.
Marie Thérèse de Baillencourt se disait de vraie noblesse (dixit le journal) mais il semble que ce soit vrai et qu'elle s'appelait :  Louise Antoinette Emma Suzanne Marie Joseph de BAILLIENCOURT
Elle était infirmiere chef pendant la guerre 39-45 et se faisait admettre dans les plus riches familles. C'est ainsi que les époux Pifre l'ayant reçue dans leur villa d'arcachon n'hesitèrent pas a lui confier les clés de leur appartement de l avenue Rodin à Paris. Elle reçut beaucoup d'amis, vida entres autres la cave, et plus de 600.000 francs de bijoux et des pièces d'or, en tout un million fe francs de l'époque.
Aristide Espezel,  trente neuf ans, fabricant de bijoux, rue de la Paix était défendu par Maitre Floriot. Il avait acheté ces bijoux et fut poursuivi pour recel. L'article se demande s'il est de bonne foi? Maitre Floriot apprit au tribunal que Espezel connut Melle de Baillencourt pendant la guerre comme infirmiere alors qu il était blessé. Apparemment, elle avait abusé beaucoup de gens.


L' argument de Floriot fit mouche, 15 mois avec sursis   6000frs d'amende.  A -t-il fait appel?



Boîte poudrier en argent 800 millièmes par endroits vermeillé, à décor gravé d'un oiseau sur une branche fleurie ponctué de treize rubis cabochons, intérieur avec miroir et compartiment à poudre, bouton poussoir serti de cinq pierres rouges calibrées. M.O. : Nuna ESPEZEL(erreur c'est NUMA)  Haut. : 7,4 cm - Larg. : 7,4 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 143,6 g...
Texte d'Emma Lacombe © Le Floc’h.

Il semble qu'après guerre, Aristide ait préféré son deuxieme prénom de "Numa" pour faire passer la petite erreur d'Aristide. Définitivement installé au 15 rue de la Paix il va produire de nombreux poudriers, tubes a Rouge etc 


Je n'ai pas trouvé trace de Espezel dans les annuaires AZUR avant guerre, ni publicités, ni poinçon cités à la fin des annuaires, mais il apparait en 1948 dans l' Azur avec l' adresse du 15 rue de la Paix. Il executait tous travaux de Joaillerie et Bijouterie "Poudriers, boites,briquets, tubes à rouges à lèvres)


Installé au 15 rue de la Paix mais en étage

1950 en février:
"Numa" s'associe avec son frère plus jeune de trois ans" Camille"  Espezel 

ESPEZEL FRERES & Cie Société à responsabilité limitée au capital de 4.000.000- de francs Siège social : 15, rue de la Paix, Paris (2c)
Transformation de Société

Suivant acte sous seing privé en date à Paris du 30 janvier 1950, enregistré a Paris, 1 er S. S. P., le 31 janvier 1950, numéro 765 A 10, au droit de trente et un mille six cent vingt-cinq francs, les asso- ciés de la Société en nom collectif et en commandite simple dénommée : Espézel Frères et Compagnie, au capital de un million deux cent cinquante mille francs, ayant son siège à Paris (2 e ), 15, rue de la Paix, ont : 10 Transformé ladite Société en une Société -à responsabilité limitée, laquelle conservera le même objet, la même durée et le même siège. 2 e Augmenté le capital social pour le porter à la somme de quatre millions de francs, par apport de deux millions sept cent cinquante mille francs de numéraire. En conséquence, les statuts de ladite Société ont été établis de la manière suivante : La Société a nour anjet, en France, et dans- les pays d’Union Française : la fabrication, l’achat et la vente de bijouterie, joaillerie, horlogerie. Et généralement toutes opérations mobilières, immobilières, commerciales, industrielles et financières suscepitbles d’en favoriser ou faciliter le développement. La raison et la signature sociales sont : ESPEZEL FRERES & Cie La durée de la Société reste fixée à quatre-vingt-dix neuf années du 1 er janvier 1947 pour finir à pareille époque de l’année 2046, sauf les cas de dissolution, anticipée ou de ‘ prorogation. Le siège social est à Paris- (2e), rue de la Paix, no Deux exemplaires dudit acte ont été déposés au greffe du Tribunal de Commerce de la Seine, le 4 février 1950. sous le numéro 7346. Les gérants : Numa Espezel, Camille Espezel.

 Pendant les Années 1950 Numa Espezel eut un grand dessinateur, j avais écrit sur lui un  article sur "Bijoux et Pierres Précieuses : https://www.richardjeanjacques.com/2015/06/bijoux-de-createurs-des-annees-1995.html


Jean Closset que je considérais comme l'un de nos grands dessinateurs.
Permettez moi de raconter une anecdote, en 1995, l' internet public en France balbutiait et je mis un peu de temps à le trouver. Je téléphonais aux N° de téléphone qu'on m avait indiqué, je tombais toujours sur des répondeurs avec des messages en Italien "Pronto....", je raccrochais, "j ai fait une erreur!" Ayant eu son adresse, je lui écrivais et lui avais écrit mon téléphone et finalement il m appela. Il me répondit, qu'il était étonné que je le cherche,



Je lui expliquais mon projet en 1994 et il me dit assez désabusé, "vous aller vous casser la gueule" etc ....La joaillerie Française c'est foutu....Je le coupais et lui dit, comment se fait il que vos répondeurs téléphoniques soient en Italien? " mais je n'ai plus de clients français! que des italiens et des suisses"
Il avait 63 ans , j insistais et finalement il fut d'accord pour participer. Jean Closset est mort à l âge de 78 ans en 2013.


1950: De forme giardinetto, sertie d'émeraudes et de rubis sculptés, rehaussée de diamants ronds, taille brillant et baguette, signée Marchak Paris, poinçon de maître Espezel, poinçons français pour le platine et l'or.




ESPEZEL BROCHE PLUME
En fils d'or jaune, agrémentée de turquoises et de diamants.
Travail français des années 1950.
Poinçon de maître.
Provenance : collection privée espagnole, écrin de la famille Von Hardenberg et descendance.
Dimensions : 7 x 6 cm environ. Poids : 22,3 g (18k - 750).
                                                                                 

Bracelet ceinture articulé  en or jaune, les maillons "poli miroir" agrémentés de motifs en rubis pour env. 1,70 carat et embellis de diamants taille brillant rehaussant l’ensemble sur le bracelet et les pampilles en platine pour un total d’env. 2,30 carats Travail français, poinçon de maître partiellement visible Espezel Circa 1950 L : 23 cm (1er cran à 20 cm) - l : 2,8 cm Pb : 74,10 g (Platine-950/1000 & 18K-750/1000)  revendu par Cannes Auction


23-05-1951 dans le quotidien juridique.

Etonnant; Les deux freres Numa et Camille Espzel reprennent une société Franco-coloniale de fruits et primeurs. Le siège e trouvait à Paris Rue Etienne Marcel.


A propos de Pierre Felden
Pierre Felden était né le 14-02-1923, Il étudia à l'ecole des Arts Appliqués à Paris, en 1942 travaille chez Emile Schwartz qui fut graveur verrier. En juin 1944 il est chargé de Mission pour les musées nationaux . En 1946 chez Max Ingrand, maître-verrier et décorateur français, l'un des plus réputés de l'après guerre.
En 1951 au mois de mai. La maison Espezel va s'adjoindre le talent de Pierre Felden, maître émailleur, en tant que dessinateur-créateur. 
En 1969, Felden rachete l'atelier de Gaston Richet, ancien élève de Tourette qui travailla aussi dans les années 50 pour Jean Fouquet  et Pierre Felden dirige "l'émaillerie"
En 1976 il travaille pour Jean de Buys/ Espezel
La société JEAN DE BUYS a été créée le 1 janvier 1977, il y a 49 ans. Sa forme juridique est Société à responsabilité limitée (sans autre indication). Son domaine d’activité est : fabrication d’articles de bijouterie fantaisie et articles similaires. Elle ne possédait pas de salariés.
Son siège social est domicilié au 15 RUE DE LA PAIX 75002 PARIS.à l'adresse de Espezel, la société ferme en 1998


Dessin de 1952 de Pierre Felden pour la maison Espezel à destination de STERLE


1952 Publicité de Espezel en Espagne dans laquelle on retrouve les deux bijoux qui suivent



NUMA ESPEZEL - Étui à cigarette en or deux tons 18K 750‰, de forme rectangulaire à motifs de vannerie, fermoir à poussoir avec système d’ouverture à ressort. Barrette de maintien articulée pour les cigarettes. Dans son étui en suédine et soie de couleur noire. Travail français vers 1950. Dim. 7,70 x 14,50 x 1 cm Poids brut 204,10 g...
Revendu par la maison Crait & Muller


1952


Travail français des années 1950 Poudrier carré en argent rainuré 800 millièmes, le couvercle orné d’une plaque en or jaune 750 millièmes à décor d’oiseaux volant parmi un bouquet de fleurs et d’épis de blé serti de saphirs et rubis cabochons et ronds facettés. Fermoir poussoir souligné de pierres de synthèse rouges calibrées. Poinçon de l’Atelier N. ESPEZEL. En l’état. Dimensions : 7,5x7,5x1cm. P. Brut : 152,3 g. 

En fin d'article je publie plus de 20  exemples de Boites, de poudriers,  etc 


Travail français des années 1950-1960 Paire de pendants d'oreilles en or jaune 750‰ et platine 950‰ à décor d'un godron pavé de diamants taille brillant retenant en pampilles des boucles de mailles palmier de différentes longueurs. Systèmes pour oreilles non percées, raquettes en or jaune 750‰. Poinçon losangique de l'Atelier Numa ESPEZEL. Dimensions : 3,5x1,5cm. P. Brut : 20,5 g....  Revendus par la Maison Gros et Delettrez.



Broche retenant un spectaculaire corail finement sculpté d'un petit mammifère branché sur des grenades. La monture, en or jaune feuillagé et ciselé est rehaussée de petits saphirs et de diamants taillés en brillant. Poinçon de maitre: Espezel.  Revendue par la maison : Encheres Maisons Laffitte.


Dessin de Pierre Felden  pour la maison Espezel qui l'a fabriqué 



1952 dans la Revue Azur



SAUTOIR « POMPON » Cristal de roche, diamants taille brillant et or 18k (750) Travail français, poinçon de maître Espezel Numa L. : 70 cm - Pb. : 104.4 g

Même SAUTOIR « POMPON » revendu par la maison Aguttes


Pierre FELDEN pour ESPEZEL. Broche-clip en or 18K (750) représentant un tigre nous tournant le dos, le corps émaillé, les moustaches agrémentées de diamants ronds demi-taille. Travail français des années 1960. Hauteur : 6,5 cm environ. Poids brut : 32,6 g Revendue par la maison ADER




Sur cette publicité de la maison Jean Eté  on retrouve le TIGRE dessiné par Pierre Felden pour Espezel 


Puis le dessin gouaché de Pierre Felden


2 versions différentes du Tigre de Espezel, en or émaillé  et or jaune 750/1000° avec les yeux de diamants. L émaillage ayant été réalisé par l'atelier Felden "l'Emaillerie" ce qui me fait les dater plutot de 1969!


1960 environ. Bracelet Espezel français vintage du milieu du XXe siècle en or jaune 18 carats serti de diamants. Ce bracelet présente un maillon tressé, un fermoir cannelé orné de 10 diamants ronds taille brillant de taille dégressive et des pampilles en or tressé.Poinçons de maître et poinçons de contrôle français:  Poids : 112 g


                                                              Revendu par "Collier London"

La maison Lang Antique  vendit ce bijou de Espezel

Le dessin de l'article précédent conservé par Mr Felden



Heureusement que  Mr Felden le dessinateur d'Espezel a gardé ce dessin, sinon, nous ne saurions pas que Numa Espezel avait travaillé pour Cartier


Autre bijou de Espezel pour Cartier


Neiman Marcus en 1907


Mais aussi ce collier avec pendentif créé par Espezel pour la maison Neiman Marcus


Neiman Marcus à Dallas au même endroit de nos jours


La Maison FRED et le dessin conservé de Felden.


Dessin Felden pour Espezel et une variante


1965
Broche en or jaune 18k (750 millièmes) figurant un petit âne avec trèfle à quatre feuilles décoré d'émail vert et centré d'un diamant, crinière en or blanc 18k et diamants naturels, sabots ornés d'émail brun, œil de couleur turquoise. Poinçon de Numa Espezel  dessin de Pierre Felden. Dans un écrin de Jean Été.
Dimensions : 7,5 x 4,4 cm.
Poids brut : 34,6 g. revendu par Besh Cannes Auction.


BROCHE composé d'un dessin végétal pavé de diamants ronds taille brillant, ronds taille ancienne et de baguettes avec deux émeraudes poires (légères égrisures) en pampille. Monture en or gris 18K. Travail français. Poinçon joaillier Espezel. dessin de Felden Certificat Gem Paris : Colombie, huile faible et modérée. Dimensions : 3.30 x 8.60 cm. Poids total estimé des diamants : 6.50 carats environ. Poids brut : 35.18 gr. .revendue par la maison Osenat


 Revendu par la Maison Artcurial. En platine et or gris 18k, formé d'une rivière de diamants taillés en brillant, prolongée de diamants baguette, soulignée d'une résille de motifs navettes sertis de brillants, encadrant seize diamants plus importants Travail français Long.: env. 36 cm, Poids brut: 119.52 g  Poid total des diamants: env. 50 à 52 cts Poids du plus gros diamant: env. 1 ct  Notre opinion: couleur G/H, pureté VS Bon état Travail français, poinçon du joaillier Espezel.


Espezel ? C'est aussi ce très beau collier émeraudes et diamants (difficile à dater)  et dessiné par P.Felden


Photographie datant de 2024 le bijou est de Espezel

Pour son engagement à la base aérienne de Torrejón, où elle présidait la cérémonie commémorative du 19e anniversaire de la création de l'Unité militaire d'urgence (UME), La Reine Sofia  a opté pour un tailleur pantalon noir d'une grande sobriété, qu'elle a rehaussé d'une broche très spéciale . Il s'agit d'un bijou que Francisco Franco lui avait offert à l'occasion de la naissance du roi Felipe en janvier 1968.
D'apres le site Espagnol VANITATIS  


La Reine l'a très souvent portée puisque l'article Espagnol date de 2013.

Regardez bien la photographie vous découvrirez le bracelet que porte la Reine.


En voici le dessin de P.Felden pour Espezel



Voici le dessin de Pierre Felden pour  cette broche royale qui a été fabriquée par Espezel. 


1969-70



1968:  Le bestiaire du Joaillier Jean Eté  ce fameux canard de Numa Espezel dessiné par Felden


Jean ETE, héritier d’une famille de joailliers, horlogers et orfèvres depuis Louis XIV, débute sa carrière en 1932 à Paris, rive gauche.
Il travail avec des artistes de Montparnasse et réalise notamment les premiers bijoux de Braque.
Après la guerre, Jean Ete ouvre une deuxième boutique au 70 rue du Faubourg Saint Honoré, en face du Palais de l’Elysée.
Il réalise de nombreux cadeaux, objets précieux et bijoux destinés aux chefs d’états, hôtes de la France.
Spécialisé dans la joaillerie mêlant or et brillants, il crée notamment des bijoux pour la cour Impériale iranienne.
Il marie habilement les couleurs et les matières comme les saphirs et turquoises, le corail et le nacre.
La Maison Jean Ete – célèbre pour ses bijoux « Soleil », son emblème, ainsi que pour ses bestiaires – ne produit plus depuis le départ en retraite de son créateur eu 1976.
(Citation de Degaro: https://de-garo.com/)



1969








BROCHE-PENDENTIF, années 65-70 env ,  présentant un dessin végétal orné de corail en forme de navette et ponctué de lignes de diamants ronds taille brillant. Monture texturée en platine et or jaune 18K. Par le joaillier Espezel (15 rue de la paix) (créateur-modéliste était Pierre Felden, de 1951 à 1977), poinçon de maître. Diamètre : 7.60 cm. Poids brut : 65.35 gr. A coral, diamond, yellow gold and platinum brooch....


Pour Fabergé Paris




La maison Pestel de Bord  a revendu ces trois paires de boutons de manchettes de Espezel.

Paire de boutons de manchettes de forme étrier en or jaune 18 carats (750 millièmes) sertis de saphirs calibrés. Travail français, poinçon d’orfèvre Espezel. Dim : 2,9 x 2,9 cm Poids brut : 14,6 g...

Paire de boutons de manchettes de forme étrier en or jaune 18 carats (750 millièmes) sertis de saphirs calibrés. Travail français, poinçon d’orfèvre Espezel. Dim : 2,9 x 2,9 cm Poids brut : 14,6 g...
..
Paire de boutons de manchettes étrier en or jaune 18 carats (750 millièmes) à décor de maillage. Poinçon de maître : Espezel, 15 rue de la Paix, 75002 Largeur : 2,2 cm Poids brut :24,8 g ...


Ce doit être avant  1970 que ce stand était installé à la Foire de Bâle pour Espezel Frères.

Participation Exceptionnnelle de Pierre Felden a une oeuvre de DALI



Inscrit Dalí ; daté Le 1er Mars 1970 et cachet Dalí Sterlé œuvre originale Sterlé Joaillier, 364 Rue St. Honoré Paris (au dessous)
La Maison Sotheby's a présenté cette oeuvre comme étant une ampe en Or 18 Carats, émail plique-à-jour, émail polychrome et cristal de roche. Mais une précision: 
La sculpture n’est pas une lampe, mais une sorte de vase: dixit Dali ( plutôt une carafe, puisqu’elle doit contenir du vin : je ne sais pas s’il a existé des tuyaux qui permettaient de verser les vins par leur bec respectif, mais je pense que c’était l’idée …).
Hauteur : 22 1/2 po (57,2 cm) 7 kilogrammes ; 5 275 grammes d’or 18 carats


Cette œuvre est un véritable tour de force dans la pratique sculpturale de Dalí. Assemblée grâce à une utilisation ingénieuse d'objets trouvés, elle se distingue par sa modernité saisissante. Parmi ses éléments divers figurent une miche de pain achetée en 1968 chez Polaine, qui fait office de carapace de tortue, deux oiseaux en forme de spatule acquis chez Boubée, place Saint-Michel, et deux ailes de papillon réalisées à partir de spécimens prêtés par le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris. Les yeux en émail des oiseaux évoquent l'emblématique Œil du Temps, ainsi que nombre d'autres œuvres majeures de l'artiste. D'après le catalogue raisonné, sa réalisation a nécessité plus de deux ans de travail.


Ornée de certains de ses motifs les plus importants et les plus appréciés – créatures marines, squelettes, tortues, pain et papillons –, cette sculpture emblématique est une œuvre unique réalisée spécialement pour Mafalda Davis, ancienne dame d'honneur de la reine Fawzia, épouse du roi Farouk d'Égypte, qui entretenait une longue amitié artistique avec Dalí. Ensemble, ils créèrent un ensemble exceptionnel d'argenterie, d'objets de table et d'autres pièces aux reflets dorés, dont beaucoup furent vendues lors de la vente de sa succession, en même temps que cette œuvre.


Dalí expliqua ce travail à son ami, l’artiste Alain Bosquet : « C’est un projet de vase. Le squelette est l’un des plus beaux que j’aie jamais trouvés. Je le corrige par le dessin : la spatule doit être plaquée deux fois et nous réaliserons les deux pièces en or massif, sous forme de récipient. Outre le vase dont je t’ai parlé, il y aura un autre double récipient en cristal de roche, sur le motif du squelette d’oiseau : d’un côté, on verra couler le vin rouge et de l’autre, le vin blanc. Tu sais que la structure de ma personnalité est toujours binaire » (Robert et Nicolas Descharnes, op. cit., p. 89).


Email plique a jour et dessin de Pierre Felden



Croquis préparatoires pour l'émaillage.





Les ailes.





En or jaune 18k, à décor d'ogives disposées en quinconce, formées de fils torsadés et parsemées de diamants taillés en brillant Travail français, vers 1970 Long.: 22 cm, Poids brut: 98.59 g : Poinçon du joaillier Espezel Très bon état général Poids total des diamants: env. 1.80 ct
 

La Maison Artcurial qui l'a revendu , le situe vers 1970


Un exemple du travail de Pierre Felden  et des étapes de la création d'un modèle


Précision 


Coloration et dessin final


Maquette sur cire permettant de visualiser le volume


Broche réalisée et dans le stock des frères Espézel.


1972 Dans la revue Azur



Broche pendentif en platine, or jaune et gris 18K (750) stylisée d'une fleur, les pétales mouvementés, comme la tige, sertis de diamants taillés en brillant, le pistil ovoïde amovible, orné d'émeraudes rondes. Accidents et manques. Poinçon du joaillier N. Espezel. Vers 1980. Larg. : env. 8 cm - Poids brut : 37,68 g.... Si la maison Battin Encheres le signale comme étant de 1980, c'est impossible car Espezel avait arrêté d'exercer en 1976. Mais c'est très difficile de dater des bijoux sans les preuves de l'atelier. Cependant la broche est bien de "Espezel dessinée par Felden"
 

En or jaune 18k, formé de larges maillons ovales torsadés, les liens pavés de diamants taillés en brillant Long. : env. 19 cm, Poids brut : 63.01 g A diamond and 18k yellow gold bracelet .Rapport de condition : Très bon état. Poinçon du joaillier Espezel revendu par la maison Artcurial



RAVISSANT BRACELET
En or jaune, articulé de feuilles finement ciselées, agrémenté de diamants de taille brillant sur platine.
Poinçon de maître. de Espezel.
Poids total des diamants : 1,70 ct environ.
Longueur : 18 cm.
Poids brut : 63,0 g (18k - 750 et Pt - 950).






6 avril 1985 : Numa Espezel décède Breuil-le-Sec, 60106, Picardie, France il avait 81 ans
Son frère Camille est décédé le 17-06-1986 à Cormeilles en Parisis à 78 ans
Quant à Pierre Felden il était né le 14/02/1923 et il est décédé le 29/08/2001


Ci-Après, plusieur poudriers ou étuis de la Maison Espezel de 1938 a 1950 environ



Nécessaire de beauté en argent 800 et 925 millièmes par endroits vermeillé, couvercle à décor de branches feuillagées, gravé et ponctué de trente-six rubis cabochons, intérieur à miroir, deux compartiments à couvercle dont un à peigne (inclus), un étui cylindrique à rouge à lèvres et un compartiment avec pince. M.O. : Nuna  (erreur c'est NUMA) ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 9 cm - Larg. : 13,4 cm - Prof. : 2,1 cm - Poids brut : 556,7 g... Remerciements à Emma Lacombe, © Le Floc’h.



Boîte poudrier en argent 800 millièmes par endroits vermeillé, à décor d'oiseaux volants parmi des fleurs stylisées, gravé et ponctué de vingt rubis cabochons, intérieur à miroir (manquant) et compartiment à poudre. M.O. : Nuna(erreur c'est NUMA)  ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,5 cm - Larg. : 7,5 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 123,5 g Emma Lacombe, © Le Floc’h.
 

Boîte poudrier en argent 925 millièmes par endroits vermeillé, couvercle à décor de fleurs stylisées, gravé et ponctué de dix-neuf rubis cabochons, intérieur à miroir et compartiment à poudre, bouton poussoir serti de cinq pierres rouges calibrées. M.O. : Nuna(erreur c'est NUMA)   ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,5 cm - Larg. : 7,5 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 148,1 g... Emma Lacombe maison Le Floch




Boîte poudrier en argent 925 millièmes par endroits vermeillé, couvercle à décor de fleurs stylisées, gravé et ponctué de vingt-trois rubis cabochons, intérieur à miroir et compartiment à poudre avec couvercle. M.O. : Nuna (erreur c'est NUMA)  ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,4 cm - Larg. : 7,4 cm - Prof. : 1,2 cm - Poids brut : 205,5 g Accompagnée d'un étui sac du soir en suédine bleu nuit.…Emma Lacombe, © Le Floc’h.




Boîte poudrier en argent 800 millièmes par endroits vermeillé, à décor gravé d'un oiseau sur une branche fleurie ponctué de treize rubis cabochons, intérieur avec miroir et compartiment à poudre, bouton poussoir serti de six pierres rouges calibrées. M.O. : Nuna(erreur c'est NUMA) a ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,5 cm - Larg. : 7,5 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 141,1 g...Emma Lacombe, © Le Floc’h.


Cidessus et ci-dessous. Ensemble de huit boîtes poudriers en argent 800 millièmes par endroits vermeillé, à décor gravé végétal habité souvent d'oiseaux, ponctuée chacune de rubis cabochons ou taille ronde (trois manquants), intérieurs avec miroir (deux manquants) et compartiment à poudre, bouton poussoir pour certaines serti de pierres rouges calibrées (une manquante). Cinq boîtes M.O. : Nuna (erreur c'est NUMA)  ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Deux boîtes : M.O. : Georges RIZAULT (insculpation en 1938). Haut. : 7,4 à 7,8 cm - Larg. : 7,4 à 7,8 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut total : 1131,7 g...

Permettez moi Emma de rectifier, c'est Georges Rigault  (poinçon de maitre : initiales G.R. et un 4 majuscule  son poinçon a été insculpé en 1938 il était spécialisé dans les articles pour fumeurs et les poudriers


Emma Lacombe, © Le Floc’h.



Boîte poudrier en argent 800 millièmes vermeillé, couvercle à décor gravé d'un bouquet d'épis de blé et de deux oiseaux, ponctué de quinze rubis et onze saphirs cabochons ou taille ronde, intérieur à miroir (petit accident) et compartiment à poudre, bouton poussoir serti de cinq pierres rouges calibrées. M.O. : Nuna (erreur c'est NUMA) ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,5 cm - Larg. : 7,5 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 144,1 g Accompagnée d'un étui en suédine bleu nuit....Emma Lacombe, © Le Floc’h.



Boîte poudrier en argent 800 millièmes vermeillé, à décor gravé d'écailles stylisées, ponctué de trente-six rubis cabochons, intérieur à miroir et compartiment à poudre, bouton poussoir serti de cinq pierres rouges. M.O. : Nuna (erreur c'est NUMA) ESPEZEL (actif de 1937 à 1944). Haut. : 7,5 cm - Larg. : 7,5 cm - Prof. : 1 cm - Poids brut : 148,8 g...Emma Lacombe, © Le Floc’h.



MINAUDIÈRE « FLORALE » Rubis, vermeil et or 18k (750) Avec son sac à anse en velour noir Poinçon de maître Numa Espezel Dim. : 13.5 x 9 x 2 cm env. - Pb. : 554.3 g revendu par Aguttes

Même que précedente



"Poudrier en Argent massif Or et Pierres époque 1900" Non impossible années 1940

Très beau poudrier français en argent massif , or et pierres rouges poinçonné plusieurs fois à la tête de minerve.
Il pèse 141g et mesure 7,5 cm x 7,5 cm x 1 cm d'épaisseur.
Très beau décor d'Iris gravé sur la face incrusté de pierres rouges ( manque 5 petites pierres).


Revendu par: Arlington, MA Numéro de référence: 1stDibs : LU3588219440342*



Le poudrier ci dessous motif floral etait gravé Marin Paris , certainement fabriqué par Espezel pour la Maison Marin a Paris située 29 Faubourg Saint-Honoré à Paris.


Maison Marin des années 1940 à 1950


Pratiquement tout les dessous des poudriers Espezel etaient cannelés de la même façon.



Poudrier en argent 1er titre 925‰, de forme rectangulaire, le couvercle plaqué d’or 18K 750‰ (poinçons mixtes or et argent) gravé de papillons sertis de rubis taillés en cabochon. Le poussoir serti de pierres rouges calibrées. On y joint un étui à rouge à lèvres de même modèle. Travail de la Maison ESPEZEL Poudrier : dim. 7,5 x 7,5 x 1 cm Poids brut 152,80 g Ëtui : dim. 1,5 x 1,5 x 4,9 cm Poids brut 35,50 g...Revendus par Crait & Muller: 




POUDRIER OR ET ARGENT ESPEZEL - Poudrier en argent ( 925 millièmes) godronné surmonté d'une bande en or rose ciselé à décor floral habillés de petits rubis taillés en cabochon en serti clos. Ouvrant à charnières. Miroir intact à l'intérieur. Poinçons de maître ESPEZEL, 15 rue de la paix. Poinçon de titrage français. Travail des années 1950. P.Brut: 142,8 g. Dimensions: 7,4 x 7,4 x 0,9 cm environ  revendu par "estim nation"



Wolfeboro, NH, USJuly 31, 2024 chez Proantic.
Epoque: 20ème siècle Style: Art Nouveau (Non: années 40)  
Matière: Argent massif Longueur: 7,5 cm Largeur: 7,5 cmGary R. Wallace Auctioneers Inc.
Hauteur: 1 cm Référence (ID): 1556623 1 STDIBS.


Reigner Paris :Poudrier en argent supérieur à 800 millièmes de forme carré, la face recouverte d'une feuille d'or ciselée de trois oiseaux et de blé, ponctué de cabochons de rubis. Il s'ouvre sur un intérieur avec compartiment pour la poudre et un miroir biseauté. (fèles) Signé, numéroté 91 et trace de poinçon de maître français Dimensions : 75 x 75 x 10 mm - Poids brut : 139,80 g Certainement Espezel
 

Le livre de Mike Fieggen sortira l an prochain j'espère, il convient de dire qu'il recherche des photos de poinçons d'ateliers sur des bijoux signés. Il faut encore beaucoup de travail, il ne faut pas que des personnes s'impatientent ! Je vais faire les dessins des poinçons seulement quand j'ai des bonnes photos. Je vais au bureau de garantie photographier les poinçons sur les plaques, mais uniquement quand j'ai la liste complète des ateliers - il doit me manquer encore. Je pense qu'il convient de mentionner qu'on peut prendre des très bonnes photos avec une loupe tenue contre un téléphone portable. Il convient de bien nettoyer la loupe ET SURTOUT l'objectif avant et de prendre 5 ou 10 photos pour avoir au moins une de bonne. Pas mal de personnes ne savent toujours pas comment on peut prendre des photos excellentes avec ce système.


Des compléments, des documents , m'écrire à : richard.jeanjacques@gmail.com


Les Spinelles d'exceptions , les rubis balais, les synthetiques, les doublets.

Le plus célèbre des spinelles est certainement le rubis du Prince noir qui se trouve sur la couronne d'Angleterre. En 1362, Pierre Ier d...