mardi 24 mars 2026

Néves & Dubois. Mystere en partie résolu. La maison Audouard qui les précéda

 


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Ce beau et rare bracelet de Boucheron me pose beaucoup de questions, il est décrit par la maison Aguttes, selon Boucheron, comme étant de Néves et Dubois, mais quel Dubois ? puisque je ne trouve aucun renseignement sur Nèves.

Néves & Dubois, fabricants de bijoux à Paris, ont exercé vers 1863-1872.

Parmi les nombreux fabricants qui travaillaient pour les prestigieuses maisons de joaillerie parisiennes au milieu du XIXᵉ siècle, l’atelier Néves & Dubois demeure aujourd’hui très peu documenté. Quelques bijoux conservant leur poinçon permettent toutefois d’en restituer l’existence.

Le poinçon de maître fut insculpé le 11 mars 1863, sous le numéro de garantie 7264. Il se présente sous la forme d’un losange vertical portant les initiales N. D., accompagnées d’un caducée surmonté d’une étoile. L’atelier était installé 7, cour des Fontaines à Paris, une cour d’ateliers proche du quartier du Palais-Royal, alors l’un des centres les plus actifs de la bijouterie parisienne.


Un autre poinçon de Neves & Dubois que m'a adressé l'ami Varujan de la maison Gorky, bien net, le caducée, l'étoile au-dessus et les lettres ND, sur un bijou de Froment Meurice.



L’un des associés, Louis-Henri Dubois, bijoutier, se marie le 30 juillet 1864 à Paris (1er arrdt)  avec Nelli Rau, née à Londres. L’acte de mariage précise qu’il réside déjà cour des Fontaines, ce qui correspond très probablement à l’adresse de l’atelier. Sa mère Angélique Jeanne Audouard est présente à son mariage. Dubois appartient par alliance à une famille liée au milieu des orfèvres, car plusieurs membres de la famille Audouard – eux-mêmes orfèvres 172 rue Saint-Honoré – étaient présents comme témoins.  Voir l'acte de mariage en entier à la fin de l'article.

Ce qui  explique que ce fils de menuisier, marchand de bois et de fer, de par ses fiançailles avec sa future femme, soit devenu bijoutier. Il a épousé Nelli Rau  née Tower Hamlets  de  Londres.              Ce qui correspond à une communauté étrangère très présente dans la bijouterie parisienne.

Hypothèse: Dubois  n'étant pas du métier, il s'associera avec Charles Nèves, bijoutier professionnel.


Les Audouard sont connus à cette époque comme bijoutiers-joailliers et membres fondateurs de la société du progrès de l'art industriel.


Pour essayer de comprendre la suite de l'histoire de Nèves et Dubois, il faut partir de ses oncles .
Le plus connu fut Philibert-Honoré Audouard ,il naquit  le 28 fevrier 1818. 

La mort subite et précoce, à l'apogée de sa célébrité, de François-Désiré Froment-Meurice en février 1855, quelques mois avant l'ouverture de l'Exposition Universelle de Paris, était une tragédie. Son indomptable veuve, Louise Mainguet, «résistante aux pressions», était résolue à poursuivre ses activités jusqu'à ce que son fils, alors adolescent, puisse reprendre les rênes en 1866. L'une des raisons pour lesquelles  elle a réussi à le faire était la fidélité d'une équipe de bons artisans et associés réunis auparavant par son mari. Parmi ceux-ci se trouvaient cousins issus de germains, Louis et Philibert-Honoré Audouard, décrits par le jeune Emile Froment-Meurice comme «à la force de la certitude ... deux des plus anciens collaborateurs de son père». Selon les archives contemporaines, le successeur Louis (1814-1880) aurait souvent été responsable de la conception des œuvres alors que  le travail de bijouterie  était  dirigé par Philibert Audouard   

Je n'ai pu trouver a quelle date les frères Audouard commençèrent a travailler pour François Désiré Froment Meurice.
Il est difficile de dater leurs oeuvres pour Froment Meurice mais quelques exemples témoignent de la haute qualité de leurs travaux.



PHILIBERT-HONORÉ AUDOUARD POUR FRANÇOIS-DÉSIRÉ FROMENT-MEURICE - ANNÉES 1850 MAGNIFIQUE BROCHE BOUQUET DE ROSES
Elle porte au centre une grosse rose en ronde-bosse richement pavée de diamants taillés en brillant (taille ancienne). Les feuillages sont, eux, des pavés d'émeraude calibrés, les boutons de roses sont composés d'une pierre imitation sur un paillon de couleur rose. Le bouquet est réuni par un nœud de ruban, également rehaussé de diamants. Monture en argent et or jaune 18K. Poinçon de maître de Philibert-Désiré Audouard dans un écrin sabot signé Froment-Meurice.
On trouve également dans l'écrin, deux longues épingles en forme de bouquet de feuillages, articulées et rehaussées de diamants taille brillant et de perles fines. Monture en or rose 18K et argent.
Poids brut : 50,09 gr.Dimensions de la broche : 9,5 x 5,3 cm.Dimensions du motif des épingles : 4 x 2,1 cm.

La maison de ventes Tajan qui a revendu ces belles pièces a (fait rare) relevé le poinçon de maître et c'est Audouard, mais je pense que cela date plutot d'apres 1855.


On trouve également dans l'écrin, deux longues épingles en forme de bouquet de feuillages, articulées et rehaussées de diamants taille brillant et de perles fines. Monture en or rose 18K et argent. Poinçon d'un second maître orfèvre. Poids brut : 50,09 gr. Dimensions de la broche : 9,5 x 5,3 cm. Dimensions du motif des épingles : 4 x 2,1 cm.   

Le poinçon de Philibert-Honoré Audouard
forme : losange vertical (poinçon de maître français après 1838)
lettres : P H A
date d’insculpation : 6 mai 1844  Biffé en 1856 remis en service en 1857 
bureau : Garantie de Paris.
                                                                         

Les frères Audouard 
1. Philibert-Honoré Audouard
Bijoutier parisien actif environ 1844–1856.
Poinçon de maître enregistré le 6 mai 1844.
Spécialiste du travail de bijouterie et du montage des pièces dans l’atelier Froment-Meurice.
Il signe certaines montures ou pièces exécutées pour la maison Froment-Meurice (bracelets, broches, etc.).
Exemples d’œuvres attribuées ou signées :
Broche « bouquet de roses » diamant et émeraudes (vers 1850).
Bracelet ruban ajouré or, grenats et demi-perles.
Ces pièces portent parfois le poinçon d’Audouard mais l’écrin Froment-Meurice, ce qui montre bien la structure de production de la maison.
2. Louis Audouard
Frère de Philibert-Honoré.
Né en 1814, mort en 1880 (d’après les sources liées à Froment-Meurice).
Dans l’atelier, il aurait été plutôt responsable de la conception et du dessin, tandis que Philibert dirigeait le travail de bijouterie.


L'excellente maison de vent HVMC de monaco a revendu ce bracelet  et nous indique qu'il a été fabriqué par Audouard
BEAU BRACELET A TRANSFORMATION
en or jaune estampé et ciselé, centré d'un motif du "soir" détachable de trois médaillons à fond d'émail bleu appliqué de bouquets de fleurs d'argent serties de diamants de taille ancienne ou taillés en rose, articulés entre eux par des anneaux ciselés. Fermoir à glissière.
Vers 1850.
Poinçon de Maitre "AA" pour la Maison Audouard, associée de la Maison Froment-Meurice.
Dans un écrin à la forme portant au revers une étiquette endommagée de la Maison Froment-Meurice.
Diamètre : 6 cm environ.
Poids : 61,8 g (18k - 750/1000 et agt - 9925/1000).


Le motif central s'enlève pour laisser place à un motif de "jour" plus simple également émaillé dans une bordure ciselée présentant trois médaillons, chacun serti clos d'une opale.


Revendu par la maison Tajan, FRANÇOIS-DÉSIRÉ FROMENT-MEURICE - ANNÉES 1850
RARE BRACELET ANGELOTS FEUILLES DE LIERRE ET TULIPES
Il comporte au centre un très grand motif ovale en onyx incrusté d'initiales entrelacées en or jaune 18K. Il est entouré d'angelots retenant des petites perles fines. Entourage de feuilles de lierres émaillées vert et de tulipes sertie de rubis. Le bracelet lui-même est composé d'une frise de feuilles de lierre et de petites tulipes et quatre angelots aux grandes ailes.
Poids brut : 90,70 gr. Dimensions du motif central : 7,5 x 5,8 cm.Longueur totale du bracelet : 18,3 cm.
Largeur du bracelet : 2,9 cm.




BRACELETS MANCHETTES A PLAQUES MOBILES EN ARGENT ÉMAILLÉ ET ENFILÉES SUR UNE LANIÈRE DE CUIR par Louis et PhilibertAudouard ( 1858)

L'Impératrice était parée des diamants de la Couronne, et de grandes réceptions furent données pour fêter . les étrangers membres du Jury, ainsi que les principaux exposants de tous les pays. d'honneur à la suite de l'Exposition de 1878, où il était commissaire général pour son gouvernement: Citation de Henri Vever.

Henri Vever dans son Histoire de la bijouterie cite:
Voici l'un des extraits que nous envoie M. Froment-Meurice; on trouvera l'autre plus loin, à sa place chronologique : « Durant le cours de l'année 1854, alors que le soir, dégagé de l'agitation commerciale, groupait les siens autour de la lampe familiale, il (Francois-Désiré Froment-Meurice) prenait les bois légers sur lesquels s'ébauchaient dans la cire les délicates figures qui composent le petit ensemble de la Toilette de Vénus.» En même temps que sous ses doigts se modelaient ces fines statuettes exagérément longues, telles que l'orfèvre en avait puisé le goût dans l'atelier de Girodet, son esprit arrêtait tous les détails du petit tableau ; de la pointe de son pinceau, il fixait les tonalités des figures, des touffes de roseaux d'où elles émergent, des groupes de fruits et de fleurs qui décorent la partie inférieure du pendentif. Un autre soir, on choisissait les poires de perles qui terminent le bijou; on décidait que les deux frères Audouard, à la main si sûre, construiraient la charpente de bijouterie


Voici le pendant de cou "La Toilette de Vénus" de François Désiré Meurice, fabriqué par les Frères Audouard en 1854 .



C’est à la maison Froment-Meurice (poinçon de maître Philibert Honoré Audouard) que l’on doit ce bracelet manchette (18,5 x 3 cm) en or jaune, composé de six maillons articulés, gravés de croisillons
avec rubis  diamants roses, rangées de demies perles. Revendu par Art Valorem



Un miroir à main en argent doré, or émaillé et pierre dure, Louis et Philibert Audouard pour Froment-Meurice, Paris, vers 1856  argent, argent doré, émail, perles, héliotrope, verre, peluche Hauteur 29 cm, 11 1/2 po  Revendu par Sotheby's ci dessous l'histoire étonnante de ce miroir

Aimable-Jean-Jacques Pélissier (1794-1864), né à Maromme près de Rouen, fit une brillante carrière militaire après ses études à La Flèche et à Saint-Cyr. Officier énergique et réputé pour sa fermeté parfois jugée brutale, il servit surtout en Algérie. Sa renommée culmina durant la guerre de Crimée : en 1855, il prit le commandement des troupes françaises et remporta la victoire décisive avec la prise de la tour de Malakoff à Sébastopol. Napoléon III le nomma alors maréchal de France et duc de Malakoff. En 1858, il devint ambassadeur de France à Londres et épousa une cousine de l’impératrice Eugénie. Il termina sa carrière comme gouverneur général d’Algérie jusqu’à sa mort en 1864. Sa personnalité resta discutée : certains le jugeaient brutal, tandis que d’autres louaient son esprit et son caractère apprécié.

La mort prématurée de l’orfèvre François-Désiré Froment-Meurice en 1855 survint peu avant l’Exposition universelle de Paris. Sa veuve, Louise Mainguet, maintint l’atelier jusqu’à ce que leur fils Émile puisse en prendre la direction en 1866, Le miroir évoqué, probablement réalisé durant cette période de transition, porte ainsi les marques des frères Audouard. Des miroirs similaires furent présentés par Froment-Meurice à l’Exposition universelle de 1851 



c'est donc Henri Dubois qui s'installe dans les locaux de Audouard
Les Audouard, famille de bijoutiers installée 172 rue Saint-Honoré, apparaissent également 7 cour des Fontaines vers 1863. Cette cour d’ateliers, située près du Palais-Royal, était occupée par plusieurs fabricants travaillant pour les grandes maisons de joaillerie. C’est dans ces locaux que s’installe ensuite Louis-Henri Dubois, associé dans la maison Nèves & Dubois , ce qui confirme les liens familiaux entre les deux familles, car rappelons qu'il est par sa mère le neveu de Philibert Honoré Audouard

Le second associé, Charles Néves, reste pour l’instant plus difficile à identifier dans les archives. La rareté de ce patronyme en France laisse supposer une origine étrangère, peut-être portugaise, plusieurs artisans venus de la péninsule ibérique travaillant alors dans les ateliers de bijouterie parisiens.

Quelques bijoux permettent cependant d’illustrer l’activité de cet atelier. On connaît notamment un bracelet portant le poinçon de Néves & Dubois et conservé dans un écrin de la maison Boucheron, alors installée Galerie de Valois au Palais-Royal. Ce bijou, caractéristique du goût du Second Empire, associe perles fines et camée central.

D’autres pièces attribuables à l’atelier comprennent notamment un peigne en écaille et or orné de camées antiques, ainsi qu’un collier composé de camées montés en or. Ces bijoux illustrent le goût néoclassique très en vogue dans les années 1860, inspiré par l’Antiquité et les découvertes archéologiques.


                                                      1864 dans le Monde Illustré


Composé de motifs quadrilobés et ciselés, à décor d'enroulements et de perles d'or, encadrés d'émail turquoise et noir, sertis de rubis taille ovale alternant avec des perles fines, des diamants tailles rose et ancienne, longueur 170 mm environ, poinçons français pour l'or 18K (750°/00), poinçon de maître,de Audouard poids brut 59,03 g; milieu du 19ème siècle. revendu par Sotheby's






1865 L'Empereur a autorisé Froment Meurice et Cie pour une garniture de cheminée en argent, pendule et vase executée pour SA le vice Roi d'Egypte. Les plans donné par son excellence Nubar Pacha, des dessins de Mrs Audouard associés de Froment Meurice.


CHARLES NEVES ET HENRI DUBOIS; Peigne articulé en or jaune 18 K (750/1000) à 7 dents en écaille de tortue, centré de trois camées ovales en agate : deux à buste de profil droit et gauche d'homme, l'un aux cheveux calamistrés, le second coiffé du bonnet phrygien dont les pans descendent dans le cou, entourant le troisième à décor de femme conduisant un bigé/char tenant les rênes dans la main gauche. Peigne réalisé au XIXᵉ siècle. Poinçon de maître des orfèvres Nève et Dubois et poinçon tête d'aigle. Dimensions: 12 x 8,5 cm Dimensions du camée central : 2,8 x 3,8 cm Dimensions de deux autres camées : 2,6 x 1,8 cm Poids brut : 48,7 g

 

Ce très beau peigne avait été revendu auparavant par Margaux Serrano, https://www.msencheres.com

Ce peigne de coiffure associe : une monture en or, de l'écaille blonde, trois camées antiques.
Le camée central représente un quadrige, tandis que les deux camées latéraux figurent des profils antiques.
Ce type d’objet est caractéristique du goût archéologique du Second Empire, très influencé par :
les découvertes de Pompéi et le goût néoclassique du Palais-Royal.


Margaux est une personne charmante et, à ma demande, elle m'adresse ce qu'elle avait noté à l'époque pour le poinçon : un caducée et les initiales N. D. C'est donc bien Néves & Dubois.

Vu de dos, la charnière qui permet l orientation du peigne sur la chevelure.


CHARLES NEVES ET HENRI DUBOIS
Bracelet camée
Il est orné d'un camée ovale sur agate à deux couches représentant le portrait d'un empereur romain dans un double entourage de petites perles et d'émail bleu. Le tour de bras articulé est composé d'une large frise de rinceaux et vases feuillagés entre deux bandes émaillées bleues.
Monture en or jaune.
Poinçon de Maître.
Poids brut : 46,6 g. 
Dimensions du motif camée : 3,8 x 3 cm
La maison Tajan qui l' a revendu le date de 1850, impossible puisque le poinçon ne date que de 1863, je préfère 1870 environ.

Dans les années 1850-1870, la joaillerie parisienne s’organise autour de quelques rues : Palais-Royal : la galerie de Valois, la galerie Montpensier, la galerie Beaujolais. Dans les rues voisines, rue Saint-Honoré, rue de Richelieu, rue Vivienne.

Les Cours d’ateliers : cour des Fontaines, passage du Saumon, passage des Panoramas.

C'est aussi dans la revue l'écrin de 1865 que: L'Empereur a autorisé la maison Froment-Meurice à lui présenter une garniture de cheminée en argent, pendule ! et vases, exécutée pour S. A. le vice-roi d'Egypte. Le travail de style égyptien, exécuté d'après un plan donné par S. Exe Nubar-Pacha, sur les dessins de . Audouard, associé de la maison, a mérité l'approbation de Sa Majesté.
Un article du Temps sur la statistique de l'industrie à Paris par la Chambre de commerce, contient, à l'article des objets de luxe, les lignes suivantes : « Ainsi les dix millions de postiches vendus aux belles Parisiennes ont bien quelque importance; les dix-huit millions de cuivre doré, de strass, de perles fausses, auxquels nos bijoutiers, sans rivaux dans le monde, savent donner une si grande apparence de vérité, n'attestent pas moins leur talent que la passion de briller, commune aujourd'hui dans toutes les classes. »


Philibert Honoré AUDOUARD pour François Désiré FROMENT MEURICE. Beau et large BRACELET ruban articulé en or jaune ajouré, serti de grenats, demi-perles et petits diamants taillés en roses. Travail français, milieu du XIXe siècle. Poids brut 44,11 gPoinçon du joaillier Philibert Honoré AUDOUARD, exerçant à Paris entre 1844 et 1856. Dans son écrin à la forme de la Maison FROMENT MEURICE, 372 rue St Honoré Paris (éclat à une améthyste). revendu par la maison d'encheres:  isabelle Goxe et Laurent Belaish


Dans le dictionnaire Verlet, Nèves & Dubois, sont notés "La Fantaisie" pas du tout, ce travail est d'une grande qualité.
Châtelaine en or, émaillée rouge et noir, retenant sur les côtés deux têtes de fauves, un cachet et une clé, au centre, une montre, signée F. MEURICE et numérotée 39958. La spatule en argent porte le poinçon de NEVES & DUBOIS.
Poids : 72 g.
Vers 1870, Second Empire.
Dans son écrin de la maison FROMENT MEURICE, 372, rue St-Honoré – Paris, chiffré N.D. Ref.: A3095

Ci-dessous le beau chiffre de la maison Froment-Meurice, écrin pour cette Chatelaine


Intérieur de la montre de la Chatelaine

Comme une multitude de fabricants de cette époque, Néves & Dubois a ravaillé pour plusieurs maisons de joaillerie, en particulier pour Fontana, Froment Meurice et Boucheron, réalisant des montures ou des bijoux complets ensuite vendus sous le nom des grands détaillants. 

Ce système de production, très répandu dans le quartier du Palais-Royal, explique que ces ateliers restent aujourd’hui souvent dans l’ombre des prestigieuses maisons pour lesquelles ils travaillaient.


En 1871, ils sont dans le Bottin. Le nom de la cour des Fontaines a changé:    Précédemment appelée 
« cour » ou « passage des Fontaines » et également « place du Palais-Royal », elle prend le nom de « place de Valois » par arrêté du 26 février 1867 ». Et Néves est noté Nève.

Les quelques pièces connues portant ce poinçon permettent néanmoins de restituer l’existence de cet atelier parisien actif dans les années 1860-1870, témoignant du rôle essentiel joué par ces fabricants dans la création de la bijouterie du Second Empire.


Henri Louis Dubois est décédé le 3 janvier 1904 à l'âge de 74 ans au 38 chaussée de l'Étang à Saint-Mandé, avec vue directe sur le lac de Saint-Mandé et du bois de Vincennes.


38 Chaussée de l'Etang

Acte de Mariage

Du trente juillet mil huit cent soixante-quatre, à deux heures du soir, se déroule l'acte de mariage de Louis-Henri Dubois, bijoutier, âgé de trente-cinq ans, né à Pontoise (Seine-et-Oise) le vingt juillet mil huit cent vingt-neuf, demeurant à Paris, rue Cour des Fontaines, 7, premier arrondissement. Il est fils majeur de Louis Dubois, marchand de bois, âgé de soixante et un ans, et de Angélique Jeanne Audouard, son épouse, sans profession, âgée de cinquante-six ans, demeurant à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), présents et consentants. Et de Nelli Rau, sans profession, âgée de dix-neuf ans,née à Tower-Hamlets (Angleterre) le vingt-trois février mil huit cent quarante-cinq, demeurant à Paris, boulevard Sébastopol, rive droite, onzième arrondissement. Fille mineure de Nicolas Auguste Rau,décédé, et de Jenny Hegette, veuve rentière demeurant à Bombon (Seine-et-Marne),âgée de quarante-neuf ans, présente et consentante.



vendredi 20 mars 2026

INDEX DES JOAILLIERS CONTENUS DANS CE BLOG

Ce blog est consacré à l’histoire des joailliers, bijoutiers et fabricants parisiens du XIXe et du début du XXe siècle.
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Cet index inclut également certains fabricants étudiés dans le blog "Courrier des lecteurs".

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A

Admira

Aitken, Anne Laurie

Andrey, Georges et Jacques

Aguttes, Georgette

Akiba (VCA)

Albert, Gilbert

Allard, Virginie

Antoine, Maurice

Argy-Rousseau

Arnould, Aimé

Arpels, Esther

Arpels, Jacques

Arpels, Louis

Arpin, Ferdinand

Atlor

Aubert, Ange-Joseph

Arfvidson

Aubry, Gérard

Aucoc

Audouard, Philibert-Honoré

Auger

Augis

Authouart, Daniel


B

Bacqueville, Albert

Bablet, Paul

Barbary

Barlach & Heuer

Basset & Moreau

Baugrand, Gustave

Belperron, Suzanne

Becker, Edmond

Boucheron

Bouvet, René

Brandt, Paul-Émile

Bredillard, Alexandre

Bricteux

Bruck, Madeleine

Brunet (Veuve)

Bry, René

Bruley, Michel


C

Cabrilhac

Cadet-Picard

Chaise, Albert

Cardeilhac

Cartier

Casaulta

Cassandre

Cerf, Henri

Chabrolle, Georges

Chaumet

Chambin, Albert

Chanel

Cocteau, Jean

Col, Léon

Christie's


D

Dali

David

Debacq

Debut & Coulon

Delion

Déraisme, Georges

Després, Jean

Dreicer

Drouet

Dubret

Dufrène

Duhamel

Dumont

Dunand, Jean

Dusausoy

Duvalet


E

Edy

Entremont

Eiffel

Ehret

Eschwege

Espezel


F

Fontana

Fouilhoux

Fréchou

Froment-Meurice


G

Gaillard

Geller

Gonon

Grasset

Gross & Langoulant

Guillot Frères


H

Hamelin

Hardellet

Hermès

Hoffmann

Hugo, François


I

Iribe


J

Janesich

Jensen


K

Koh-i-Noor

Kirby Beard

Kramer


L

Labitte

Lacaze

Lacloche Frères

Lavabre

Lenfant

Linzeler

Louart


M

Marchak

Massin

Mauboussin

Mellerio

Moissan


N

Neusécourt

Nèves & Dubois

Niederman

Nocq


O

Orazzi

Ostertag


P

Paillet

Picq

Ploujavy

Porges

Puiforcat


Q

Quercia


R

Rambour

Reza

Richard

Rivaud

Rouvenat

Rubel


S

Sandoz

Sasportas

Silberstein

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Strass


T

Teterger

Tiffany

Templier


V

Vaguer

Van Cleef

Van Cleef & Arpels

Vautrin

Vever


W

Wolfers

Worms


Y

Yard


Z

Zorra

lundi 9 mars 2026

Albert Chambin Joaillier indépendant de talent,, mais aussi éditeur du sculpteur Max Blondat



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Pourquoi ne trouve-t-on pas l' archive de la naissance  de Albert Chambin, futur joaillier ?

C'est une conséquence méconnue de la Commune de Paris. Après les incendies de mai 1871 qui ont ravagé les archives de la Seine et le palais de Justice, tous les registres paroissiaux établis avant 1792, ainsi que l'ensemble des registres d'état civil dressés avant 1859, ont été détruits. Ce qui représente environ 8 millions d'actes partis en fumée.
Une loi de 1872 a prescrit la reconstitution à partir de papiers de familles de l'état civil parisien antérieur à 1860. Cela a permis de rétablir près de 3 millions d'actes, datant pour la plupart du XIXᵉ siècle.

Albert Chambin est donc né le 7 mai 1857. Son père Jean-Baptiste Chambin était restaurateur. Pourquoi a-t-il embrassé la profession de bijoutier? Je ne sais, mais à 15 ans, en 1872, il obtint une médaille d'argent en tant qu'apprenti.


Le premier janvier 1872 Dans le bulletin de la Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures (France)
Pour garantir à la France la conservation de son rang dans l'industrie, et pour qu'elle puisse compter sur une nouvelle génération d'ouvriers d'élite qui soient en même temps; à tous les points de vue, des hommes vraiment utiles à leur pays, il faut qu'à côté du travail des yeux et des mains, chacun développe son esprit et sa conscience. l'atelier, ne voit pas que sous cette apparence agréable se cachent ou s'épanouissent de nombreux défauts, la paresse, l'indiscipline, la moquerie incessante, le dénigrement des personnes et des choses, et les germes d'où sortiront plus tard l'impuissance, le découragement, le désordre, la misère et peut-être le désespoir. Un magnifique idéal s'offre à vous, au contraire; cherchez à ressembler à Franklin, à cet apprenti laborieux, à cet ouvrier parfait dont vous trouverez la biographie dans toutes nos bibliothèques populaires; soyez, comme lui, patients, courageux, pleins de respect pour les choses respectables, indépendants dans le vrai sens du mot, et relisez souvent les admirables conseils de ce grand homme. « Si quelqu'un vous dit, écrivait-il en s'adressant à ses concitoyens, qu'on peut s'enrichir autrement que par le travail et l'économie, ne l'écoutez pas, c'est un empoisonneur. » Nous sommes exposés en ce monde à beaucoup de douleurs et de souffrances, mais on peut diviser nos maux en deux catégories. Il y a des calamités, la mort par exemple, sous lesquelles il faut se courber sans pouvoir s'y soustraire. Mais il y a d'autres sources de larmes, qui naissent de nos fautes, de nos préjugés, de notre ignorance, de nos haines aveugles. Notre bonne volonté peut ici quelque chose; nous pouvons, en réfléchissant, en nous réformant nous-mêmes, diminuer le poids du fardeau qui nous écrase et travailler ainsi à notre propre bonheur et à celui de l'humanité.

Penchés tout le jour sur vos merveilleux bijoux, vous produisez sans relâche des ornements et des parures. Vous pouvez faire mieux encore, chers amis. Vous connaissez sans doute l'histoire de cette dame romaine devant laquelle ses amies étalaient leurs joyaux, bagues, bracelets, colliers, en la priant de leur montrer, elle aussi, ce qu'elle possédait de plus-précieux, Elle fit venir alors ses deux enfants, élevés avec des soins infinis, et les leur présenta en disant : « Voilà mes trésors ! » Devenez de bons citoyens ! Vous serez ainsi la consolation et la noble parure de votre patrie en deuil ! 


Pourquoi cette "Lampe à esprit-de-vin en verre",?

Parce que c'est le poinçon de la maison Laplaine chez qui Albert Chambin travailla vers ses vingt ans voyagea même pour cette maison dans les années 1880. le poinçon de Laplaine  etait vertical, le symbole une lampe a esprit de vin (alccol à bruler)  et les lettre L.L. ensuite ce fut le même symbole pour sa veuve a partir de 1881et les lettres  Vve .L.
Puis il rentra chez Gochery & Cavaroc, l' une des plus anciennes maison à cette époque, pour qui il voyagea aussi.

Les voyages ayant formé sa jeunesse, il s'associa avec Pierre Galli, installé depuis 1884, 45 rue de Turbigo, en 1884 le symbole de cette maison était  une poule, avec les initiales G.P.
Le poinçon sera modifié lors de l'association Galli-Chamblin en 1887, les initiales devenant G & C.

Poinçon de Galli & Chambin Initiales  G et C Localisation 20 rue Volta  Profession Fabricant bijoutier Symbole une poule Date d'insculpation 19/02/1887 Numéro du registre de la garantie  A9880 Numéro du registre de la préfecture  Date de biffage 26 novembre 1893.



Sa situation assurée, le 15 mai1888 Joseph Albert Chambin Joaillier  demeurant 11 & 13 rue des filles du Calvaire à Paris (ci-dessous) fils de jean Baptiste Chambin restaurateur


Il épouse Eleonore  Alix Souffrice, son père d'Eleonore est industriel a Gennevilliers, nous apprenons avec son acte de mariage que le père d'albert est décédé.
En 1898 la société Galli-Chambin est dissoute, Chambin fonde sa propre maison, rue étienne marcel à l'angle de la rue de Turbigoà Paris


Les Initiales sont AC , Localisation 11 rue de Turbigo, Fabricant bijoutier
Symbole un trèfle Date d'insculpation 18/04/1893, Numéro du registre de la garantie  B629
Numéro du registre de la préfecture  11020 Date de biffage 19 juillet 1922.

Humour de l'époque à la fin d'un repas. dans cette suite de jeux de noms des grands joailliers figure Chambin
« Mon cher ami,  Empêché d'éleVever vous l'hommage de Massinpathie, pour le confrère éminent et Labouriau que vous êtes, je pense avec regret aux nombreuses bouteilles que déBoucheron en votre honneur des collègues plus favorisés, aux félicitations qui de Jactable, seront adressées Aucoc de la joaillerie, comme il convient de vous appeler.
« Mais je tiens à vous assurer que, Desprès ou de loin, aujourd'hui comme DebainHéninporte en quelle circonstance, mon dévouement vous est acquis, et si quelque esprit jaloux jetait, Chambin savoir pourquoi, une note discordante dans ce concert amical, eh Boin ! qu'il Chaveton qu'on se  Moche des manifestations d'une basse envie qu'il ne saurait pro-Paget dans nos cœurs. « On le lui prouvera au besoin en Langoulant comme il convient, c'est le plus sûr moyen d'avoir raison , qui restera aussi Coulon qu'un renard qu'une poule aurait pris.
« Je M arrêt  et Lefebvre-aimant sans réclamer Marest, je boucle ma Falize et, sans Rambour ni trompette, je file à la campagne attendre que le Froment-Meurice »



Broche trembleuse en or deux tons 18K 750‰, en forme de libellule les ailes déployées, sertie de diamants de taille ancienne, de taille rose, de rubis et d’émeraudes, l’abdomen serti d’un saphir et le corps paré de saphirs et de diamants de taille ancienne. Les yeux en rubis (un changé). Système à vis, démontable. Travail français, vers 1900, poinçon de l’atelier. Traces d’usage, manques, pierres égrisées et cassées, restaurations. Dim. 6,50 x 8 cm Poids brut 28 g 
La maison Crait & Muller qui a revendu cette pièce la date de 1900, je pense qu'elle doit être datée des débuts de la maison Chambin, donc vers 1895.


Guirlande florale en or avec motifs de nœuds en ruban flottants mis en valeur par des diamants taille simple, se terminant par une goutte en diamant et perle fine, épingle amovible, poinçon de fabricant, de Albert Chambin poinçons de garantie français, diamètre 4,0 cm.



Cette broche en forme de bouton de rose est ornée de diamants taille rose d'un poids total d'environ 1,00 carat, rehaussés d'émail rose sur or 18 carats. Elle se ferme par une épingle et un fermoir au dos. Poinçon d'Albert Chambin. Poinçons français. Poids brut : 11,90 grammes. Dimensions : 4,4 cm x 2,9 cm. Cette broche aussi doit dater des années post 1893.


Le journal La Mode et le bijou de 1900 publie une petite annonce : Madame Mérimée 35 ans: Très au courant du commerce de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie, demande emploi à l'exposition internationale de 1900, et ses références sont la Maison Chambin, qui se trouve toujours rue de Turbigo.


Broche/pendentif gui, Art nouveau revendu par Tadéma de Londres.
Or, émail plique-à-jour, perle, diamant, émail  H 3,40 cm | L 3,30 cm  France, vers 1900 
Poinçons : Broche et épingle avec poinçon de maître AC et trèfle. Épingle et broche ornées d'une tête d'aigle. Numérotée 2646 . 


La fixation de la broche peut être dévissée pour permettre de la porter en pendentif.


Poinçon d'Albert Chambin




Rare broche ovale Art Nouveau en or jaune 18K (750) plique à - jour.Rare broche ovale Art Nouveau en or jaune 18K (750) plique à jour. La fleur émaillée rouge sertie d'un diamant sur un fond vert, entourage en or feuillagé.ers 1900.Orfèvre : Albert CHAMBIN (A.C, un trèfle) 1893-1922.Poids brut : 12,38 g.Longueur : 3,3 cm - Hauteur : 2,4 cm.
Revendu par : DELON - HOEBANX 10 bis rue Descombes 75017 Paris


Lilium Londinum a observé :  Broche-pendentif Art Nouveau en or 18 carats, émail plique-à-jour et perle, Albert Chambin, France. Ce pendentif-broche de forme originale est orné d'un émail plique-à-jour vert, rehaussé de trois fleurs décorées d'émail rose, jaune et vert irisé, et agrémenté de feuilles et de tiges en or texturé. Il suspend une perle d'environ 4,9 mm. Poinçon de maître et poinçon de garantie français. Circa 1900. #AlbertChambin

Je pense que c'est plus tard que 1900 mais face à l'absence d'archives !!!


Bouclede ceinture d'Albert Chambin, revendue par la maison Christie's or et émail


Christie's


Broche Art Nouveau en or, émail plique-à-jour et diamant, signée Albert Chambin, vers 1900. De forme ovale, elle est sertie d'émail plique-à-jour sur une monture en or 18 carats à décor floral en relief, ornée d'un diamant taille ancienne. Elle est munie d'une épingle, d'un fermoir en forme de « C » et de deux œillets au revers. Elle porte le poinçon de garantie français et le poinçon de maître. Dimensions : 25 mm x 33 mm. Poids : 12,48 g. revendue par Sworders


Autre broche de ce modèle: Broche/pendentif ancien Art Nouveau en or jaune 18 carats, représentant une fleur ornée d'émail rose et jaune, rehaussée d'un diamant taille ancienne serti en relief d'émail plique à jour. Poinçon Albert Chambin, numéroté, poinçons de garantie français. Longueur : 3,3 cm. Poids : 12,5 g. revendue par Elmwood's


BROCHE-PENDENTIF "VIOLETTES" ÉMAIL PLIQUE-À-JOUR
Elle est de forme trilobée à décor de fleurs et de feuilles de violettes en émail de basse-taille, le fond d'émail plique-à-jour vert tendre, le tout rehaussé de petits diamants taille rose. Monture en or jaune 18K retenant une petite perle en pampille. Poinçon de maître d'Albert Chambin et numéro d'atelier 195.
Poids brut : 14,14 gr. Dimensions : 3,9 x 3,6 cm. revendue par la maison Tajan
 


Broche en forme de fleurs et feuilles freesia, vers 1900-1910 par Albert Chambin.


PENDENTIF/BROCHE ART NOUVEAU EN OR 18 CARATS, ÉMAIL PLIQUE-À-JOUR, ÉMAIL ET DIAMANTS, FRANCE, CIRCA 1900-1910  
Représentant une fleur en émail sur fond d'émail plique-à-jour, sertie de diamants taille ancienne, avec une perle d'eau douce en guise de goutte, poinçons de maître français et poinçons de garantie, dimensions : 7,3 x 5,7 cm. revendue par la maison Bonhams londres.



Si M. Max Blondat nous intéresse plus particulièrement, c'est que, grâce à une révélation qui nous a été faite par M. Chambin, l'un des distingués vice-présidents de la Chambre syndicale de la Bijouterie, nous avons appris que l'excellent artiste avait dessiné des bijoux et des pièces d'orfèvrerie en même temps qu'il se livrait à des travaux artistiques- d'une(...)Nous ne pouvons nous empêcher de penser que cela est MAX BLONDAT BROCHE TÊTE DE BÉBÉ Editée par M. Chambin  1904. 
Dans la revue de la Bijouterie Joaillerie.


Boucle de ceinture Albert Chambin « Gui »
Description : Couronne de gui en or, émail ombré et perles, sur fond d'émail plique-à-jour. Poinçon de garantie et poinçon de maître.


Chaîne amovible avec fermoir à épingle au dos. Or 18 carats, émail et fond en émail plique-à-jour.


Toutes ces pièces en or, émaillées, de par leur dessin prouvent qu'Albert Chambin avait un style personnel.


Cave à parfums, en argent massif (poinçon minerve premier titre ) Revendu par Maître Maillé-Arcelin


Curieusement cette broche a été attribuée a Joe Descomps mais le poinçon sur la broche et l epingle  est celui d'Albert Chambin.

Merci à Herbert Horowitz pour cette photo 




Ce bijou est conservé par le British Museum
Description: Boucle de ceinture en or, ornée d'une couronne de gui, d'émail ombré et de perles, sur fond d'émail plique-à-jour. Poinçon de garantie et poinçon de maître.éalisé par : Albert Chambin Date de production1900-1910 Matériels: or perle émail 


https://fr.pinterest.com/monicasicilialo/Art Nouveau Brooch by Albert Chambin ca.1900  Mónica Sicilia López-guerra




1904 cité par le livre d'Alastair


1904 Cité dans le livre d'Alastair

A propos de cette broche, dans la Revue de la Bijouterie-joaillerie : Mais revenons à M. Chambin qui est, lui aussi, un artiste du bijou et dont la maison est justement réputée(...)Je sais qu'il serait possible de critiquer cette pièce qui ne réalise, peut-être pas, tous les desiderata 


En 1904 Amédée Robert ecrivait dans la rRevue de la Bijouterie-Joaillerie 
On aura contemplé avec curiosité la plaquette qui sert de frontispice à la pièce de vers que l'on a trouvée plus haut, cette plaquette composée par M. Max Blondat, a été aussi éditée par M. Chambin, que l'on ne saurait vraiment trop remercier de nous avoir révélé l'artiste jeune qui n'a pas dédaigné d'utiliser son talent en faveur du bijou, et nous permettre d'entrevoir ce qu'étaient les artistes de la Renaissance, appliquant leur main habile et leur conception supérieure à tout ce qui les environnait et les inspirait.


ALBERT CHAMBIN   sur Tadéma Gallery  Boucle de ceinture coquelicot Art Nouveau 
Argent, partiellement vermeil  Hauteur : 6,00 cm (2,36 po) | Largeur : 9,20 cm (3,62 po) Origine Français, vers 1904  Poids 95,00 grammes.


1904-07 Albert Chambin est nommé Officier d'Académie et est déclaré : Vice président de la chambre syndicale de la B.J.O. à Paris


1904: dans la revue de la Bijouterie: 

Si M. Max Blondat nous intéresse plus particulièrement, c'est que, grâce à une révélation qui nous a été faite par M. Chambin, l'un des distingués vice-présidents de la Chambre syndicale de la Bijouterie, nous avons appris que l'excellent artiste avait dessiné des bijoux et des pièces d'orfèvrerie en même temps qu'il se livrait à des travaux artistiques- d'une(...)Nous ne pouvons nous empêcher de penser que cela est MAX BLONDAT BROCHE TÊTE DE BÉBÉ Editée par M. Chambin



Le pendentif "La Ronde" de Max Blondat , edité par Albert Chambin

Mr Chambin qui découvrit il y a quelques années ce jeune artiste, — il n'est pas inutile de dire qu'actuellement, au seuil de la trentaine, il est un des plus jeunes Hors Concours, — M. Chambin édita, de Max Blondat, en 1899, un pendentif, «La Ronde », qui fut remarqué au Salon de la même année(...)les robes des danseuses MAX BLONDAT. — « LA RONDE », PENDENTIF, Edité par M. Chambin Dans la Revue de la Bijouterie Joaillerie

REVUE DE LA BIJOUTERIE 1904
avec lui la bourse de voyage que l'État réserve aux artistes à qui l'on décerne cette suprême récompense.
Si M. Max Blondat nous intéresse plus particulièrement, c'est que, grâce à une révélation qui nous a été faite par M. Chambin, l'un des distingués vice-présidents de la Chambre syndicale de la Bijouterie, nous avons appris que l'excellent artiste avait dessiné des bijoux et des pièces d'orfèvrerie en même temps qu'il
se livrait à des travaux artistiques- d'une plus haute importance.
M. Max Blondat est un modeste et un laborieux, élève de l'école Germain-Pilon, il se destinait à la sculpture sur bois.
Remarqué par M. Walton, qui le recommanda à Mathurin Moreau, il suivit les cours des Beaux-Arts, subventionné de son département (Yonne). Pour ses débuts, il exécuta pour SiotDecauville : « La Femme », « Le Baiser ».
En 1897, il obtient une troisième 'médaille (section des Arts décoratifs), et, en 1900, une mention honorable isection de
sculpture): à l'Exposition universelle de 1900, une mention honorable.
honorable.
Enfin, en 1904, 1re médaille, prix National et prix Piot.
Son «Amour» fut acheté pai l'Etat: la Ville de Paris eut acheté sa « Fontaine aux grenouilles » si Blondat ne l'avait, dès l'ouverture du Salon, déjà vendue à une grande dame russe. 



1904-09-01 Revue de la Bijouterie -Joaillerie


1905  env :Bague Belle Époque sertie de vingt-sept diamants ronds taille marquise . Diamants taille ancienne sertis dos ouvert Bague sertie de pierres précieuses (grain et griffes) d'un poids total approximatif de 2,00 carats , sur un motif marquise vertical orné de griffes incurvées, d'une galerie finement ajourée et d'un dos ouvert, se prolongeant par des épaules bombées et un anneau massif en forme de D. Poinçonnée or jaune et platine , poinçon de maître Albert Chambinrevendue par la maison Berganza



En juin 1906 Albert Chambin est tiré au sort comme Juré.


1906 dans l histoire de la Bijouterie par Henri Vever


1908 Recueil_Documents_administratifs_de l'Ancienne Chambre_syndicale de la Bijouterie-Joaillerie.



1908 Recueil_Documents_administratifs_de l'Ancienne Chambre_syndicale de la Bijouterie-Joaillerie.


1910 


19-10-1920 hommage de la Chambre Syndicale de la Bijouterie Joaillerie Rue du Louvre Paros


Le 3 juillet 1922 création de la Maison Chambin freres , les fils de Chambin, avec insculpation du  poinçon de Maître initiales  C   Fres et Cie, symbole un trèfles a trois feuilles 


Cette société est dissoute le 23-12-1925 , elle se trouvait  au 12 Hospitalières-Saint-Gervais Paris

Si vous avez des documents, des compléments  ou des remarques m'écrire a richard.jeanjacques@gmail.com


Néves & Dubois. Mystere en partie résolu. La maison Audouard qui les précéda

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